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[Fini] En chair et en encre

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Lancelot Blackburn
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MessageSujet: Re: [Fini] En chair et en encre Mar 20 Déc 2016 - 18:15


En chair et en encre

Adrian et Antonella


Antonella se mit entre nous deux pour me servir de bouclier, ce n’était pas vraiment dans mes habitudes d’utiliser les jolies filles comme cela. Mais avant que je ne l’écarte pour me mesurer à l’homme qui venait de faire éruption dans la pièce, il partit. Un sourire s’esquissa sur mes lèvres, il battait en retraite, dommage mec tu semblais intéress... Ma respiration fut coupée un instant et ma tête rencontra le mur durement, je me mordis les lèvres pour ne pas laisser échapper un son de douleur. Un sifflement sourd résonna entre mes oreilles, bordel mais qu’est-ce qu’il m’avait pris de dire ça ? Mon corps était encore très fragile de l’épisode du gymnase avec Lilou.
Je savais bien que je l’avais cherché cela mais bon, je ne comprenais pas bien la réaction du COLOC ... Mon incompréhension cessa quand il prononça le mot « aîné » ... Mon regard passa de l’homme à Antonella, la ressemblance entre les deux me frappa d’un coup. Hé merde, pourquoi je n’y avais pas pensé ! Bon ce n’était pas non plus une chose que j’aurai envisagé sans indice préalable. J’eus de suite voulu me débarasser du type en question d’un coup de boule mais le fait qu’Antonella soit présente m’en empêcha. J’avais trop de respect pour elle et un autre détail attira mon attention ... L’homme semblait ... faible ... Malade ? Oh non, je ne pouvais pas frapper un mec malade quand même, serment d’hippocrate de merde !
Je rageais intérieurement, ne faisant pas du tout attention à ses paroles jusqu’à la dernière phrase « Abandonne parce que t’es vraiment à chier ». Deux choses m’énervent vraiment dans la vie ... Qu’on touche à ma famille et qu’on dénigre mes études ou ma faculté à y arriver. Sans que je le veuille, je me mis à réciter une incantation pour invoquer le feu ... Je savais dorénavant que mes mains ressemblaient à du métal en surfusion. Un dernier regard à Antonella me calma et mes mains refroidirent aussi vite qu’elles avaient chauffées. Je ne pouvais pas brûler son frangin ... Même juste un peu, un tout petit peu. Bordel, j’avais une âme de saint aujourd’hui !
Il me lâcha enfin en me conseillant de ne pas me faire péter ma belle gueule, tu devrais faire attention à la tienne plutôt. Je me rhabillai bien sagement comme il me le conseilla mais sa dernière phrase me fit péter les plombs. Je me transformai pour tomber parterre et mettre un coup de queue puissant dans les jambes du mec. Je savais que ma puissance était décuplée avec ma transformation mais je n’avais pas mis assez de force pour lui péter les jambes. J’aurai bien voulu ...

« C’est dommage de se tromper ainsi entre un ange et une sirène. Faudra réviser tes contes de fées mon grand, t’as pas l’air très au point. »

Je me retransformai et posai mon regard sur Antonella. Je me sentis directement coupable de ce que j’avais fait et je m’approchai d’elle en croisant les bras ne faisant guère attention à celui que j’avais mis à terre.

« Dis moi Antonella, Je veux bien mon mensonge, c’était de la merde. Mais tu n’as pas oublié de me dire un tout petit détail comme quoi ton « coloc » était ton frère. Bon c’est pas grave à vrai dire ... »

Je me retournai à nouveau avec le dit frère qui ne s’était pas relevé, certainement parce qu’il était affaibli. J’avais bien envie de lui faire passer l’envie de me traiter de bourge. Je savais que la violence physique ne changerait rien mais verbalement ... Je me dirigeai vers mon sac et y pris ce que je cherchai. Je pris bien soin de viser la tête quand je balançai à l’homme à terre la boîte de médicaments. Je pris une voix aristocrate et lui lança un sourire moqueur.

« Oh mais tu as raison, où sont mes bonnes manières de bourges ? Il faut toujours donner à la plèbe. Ils ne sont pas capables de subvenir à leurs besoins tous seuls. T’as de la chance, je suis dans un de mes jours de bonté. Je t’accorde quelques-uns de mes biens, à prendre deux fois par jour pendant 5 jours. Tu devrais me remercier et me nettoyer les chaussures avec ta langue, jeune manant. »

Je le regardai droit dans les yeux et lui lâcha une révérence du 16ème siècle. Il se foutait de ma gueule, je me foutais de la sienne forcément. Je lâchai un soupire lassé et regardai à nouveau Antonella en m’ébouriffant les cheveux. J'étais partagé entre le sentiment de profonde victoire et la culpabilité.

« Désolé, je pense pas un mot de ce que j’ai dit et excuse-moi d'avoir envoyé ton frère au sol. Veille à ce qu’il prenne bien ses médicaments, je te dois combien ? si tu veux me faire passer un sale quart d'heure comme ton frère, ce que je peux comprendre. Prends un ticket et va faire la queue comme tout le monde mais après mon père il ne restera pas grand chose. »

J'avais laissé filé une information mais bon ...

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Antonella Tsumi
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MessageSujet: Re: [Fini] En chair et en encre Mar 20 Déc 2016 - 22:35


“Une discrétion de mise”


Antonella fut rassurée par les mots de son frère et baissa son attention, se pensant désormais tranquille. Mais à croire qu’elle connaissait mal Adrian, car il en profita, trahissant sa confiance. Elle vit le bras de son ainé passer au dessus de sa tête s’emparer de Lancelot. La brunette fut surprise et se crispa en criant :

« ADRIAN ! STOP ! »

Mais celui-ci s’en ficha. Elle tenta bien de les séparer à nouveau mais Adrian semblait l’avoir oublié, dur comme un roc, impossible à détacher de Lancelot. En entendant ses paroles fraternelles et bien trop protectrice, elle se décrispa. Lancelot avait abusé en titillant… Il l’avait cherché. Tout comme Adrian d’un côté. Chacun avait ses fautes dans l’histoire. Son regard bleu essayait de trouver tantôt celui de son frère, tantôt celui du sorcier. Et si elle eut le sien plusieurs fois, elle ne croisa pas une seule fois celui du mutant. Finalement, trouvant que tout cela avait assez duré, sa main alla empoigner le poignet de son ainé et l’en détacha, mais bien que rassurée, elle savait que ce n’était que parce qu’Adrian en avait décidé ainsi.

« Imbécile… » lui cracha-t-elle au visage, l’observant avec un regard noir quand Adrian parla de l’échelle sociale de Lancelot. Ils avaient vécu dans le même cas. Rejeter et traiter quelqu’un juste par son niveau social était trop bas pour l’espagnole. Elle crut qu’il avait finalement touché le fond et qu’il partait, vainqueur… Quand ce fut tout compte fait Lancelot qui continua. Antonella lâcha un cri, abasourdie par ce qu’elle venait de voir, stupéfaite, figée de peur et de rage contre Adrian et Lancelot. Non. Ils n’avaient pas le droit de se battre. Elle ne bougea pas, sa main figée sur sa bouche, son regard sur son frère à terre. Elle ne cilla pas quand Lancelot vint lui reprocher son mensonge. Elle ne cilla pas non plus quand il se mit à se moquer du plus vieux des Tsumi. Elle était bloquée, tremblante, paniquée, tandis que ses yeux viraient du bleu au noir plusieurs fois, comme rythmé par sa respiration soudainement plus rapide mais toujours aussi silencieuse. Voir son frère par terre lui rappela sa dernière bagarre au cours de laquelle elle avait failli tuer un élève qui s’en était pris à son jumeau. Le scénario recommençait, tout comme cette perte de contrôle.

Les différents tatouages de Lancelot se mirent à se déformer et à glisser le long de sa peau discrètement sous le tee-shirt, sans causer d’effets pour l’instant. C’était inconscient. Tout comme l’état d’Antonella qui restait debout mais incapable de bouger, les yeux dans la vide. Elle resta dans cet état tout le long du discours du sorcier, durant plusieurs minutes. Elle devait se reprendre. Se débloquer. Réagir. Aider Adrian qui semblait mal. Finalement, à l’entente des dernières phrases du garçon, son poing se serra. Finalement, elle réussit à bouger. A calmer son don et à recouvrer ses yeux bleus. Finalement, son poing atterrit dans le visage de Lancelot.

« ESPECE DE PAUVRE ABRUTI ! » lança-t-elle, les larmes aux yeux, avant de finalement se précipiter vers Adrian, qui commençait à se relever. Ca n’était rien. Juste un croche-patte. Mais s’attaquer à son ainé, à la dernière personne qui permettait aux triplés de vivre une vie correcte, était une chose à ne pas faire. Elle ne supportait pas qu’on s’attaque à ses frères et sœur, alors que l’on s’en prenne à l’un d’eux dans une période de faiblesse était bien pire.

"Ca va Adrian?!"

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MessageSujet: Re: [Fini] En chair et en encre Mar 20 Déc 2016 - 23:37


“Des explications de mise”


A peine eut-il prononcé sa basse insulte qu’Adrian sentit une puissance incontestable dans ses jambes, le faisant aussitôt chuter à terre. Sa tête cogna le sol lourdement, déclenchant une semie inconscience. Les yeux encore ouverts, tout tournait autour de lui. Des milliards de frissons parcoururent le Tsumi qui s’empêchait de satisfaire Lancelot avec une seule plainte de sa part. Des centaines d’insultes proliféraient dans sa tête, comme de nombreux scénarios sur la manière de faire payer à ce sale gosse le fait de le ridiculiser de la sorte. Il entendait la voix de sa sœur et la sienne dans des échos, une sensation qui était désagréable, mélangé au cynisme et à des répliques qu’il lui aurait bien fait ravaler. Mais son incapacité à reprendre ses esprits totalement l’en empêchait. Et pourtant, ce n’était pas l’envie qui lui manqua, fermant à peine les yeux quand il se reçut une boite de médicaments.

Ce fut finalement quand ses vertiges prirent fin qu’Adrian commença à se relever, en même temps que le poing d’Antonella s’abattit sur le visage de son ami, avant de se précipiter à ses côtés. Encore sonné, il hôcha la tête et accepta l’aide de sa sœur, avant de la mettre derrière lui, ne lâchant pas sa main.

« Voilà ce qui arrive quand on se mêle avec d’autres anormaux. » cracha Adrian, encore chancelant. Son regard se baissa dans la poubelle, son regard brillant d’attention quelques secondes, déviant ensuite sur le bureau des filles. Il reposa finalement son regard sur Lancelot. « Certainement une pourriture provenant de l’institut. Tu vois Anto, où ça mène d’être avec d’autres personnes soit disant comme nous ? » continua-t-il de cracher son venin en fixant Lancelot, tandis que tous les stylos et objets métalliques se levaient autour des deux Tsumi. Finalement, tous ces objets pointus -stylos, seringues- foncèrent à une vitesse folle vers Lancelot, se figeant à seulement quelques millimètres de sa gorge à la dernière seconde. Quelques pointes touchèrent finalement sa peau, exerçant une mince pression au cou, tout autour de lui.

« On fait quoi maintenant ? On continue de jouer avec nos pouvoirs, ou on fait ça comme des hommes normaux ? Ou alors tu dégages d’ici… » siffla la voix d’Adrian, machoire serrée. « Fais bien ton choix… Parce que je t’offrirai pas une seconde chance. La prochaine fois connerie de ta part, physique comme mentale, t’es un homme mort. »

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Lancelot Blackburn
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MessageSujet: Re: [Fini] En chair et en encre Mer 21 Déc 2016 - 0:28


En chair et en encre

Adrian et Antonella


Je sentis une sensation désagréable comme si des petites bestioles glissaient sous ma peau, je compris bien vite que c’était mes tatouages. Je scrutai le visage d’Antonella et réalisai à peine la grosse connerie que j’avais fait. Je voulus tout de suite m’échapper, ce n’était pas moi ça ... Mes paroles avaient été incontrôlées et démesurées. Je n’aurai jamais dû venir à ce rendez-vous, j’aurai dû rester dans mon lit et broyer du noir. Mes yeux se redirigèrent vers le frère ... Il ne méritait rien de ce que je lui avais dit ... Il a juste eu le malheur que je fasse un malheur transfert entre lui et mon grand frère à moi qui m’avait laissé tout seul.
Mes pensées furent stoppées car une douleur au niveau de ma joue. Je n’eus pas besoin de beaucoup de temps pour réaliser que c’était la jeune tatoueuse qui m’avait frappé. A ce moment-là, tu s’arrêtas, je ne vis que du noir ce qui m’obligea à reculer de plusieurs pas. Tout ce qui était autour de moi s’évapora pour me laisser seul ... Je me mis à frissonner, mon regard toujours perdu dans le vide. Je bloquai ... Mais qu’est-ce qu’il m’avait pris de prononcer ça ? Les paroles prononcées par Adrian étaient comme un vague écho lointain.
Je ne me réveillai de ma léthargie que lorsque que je sentis des objets toucher ma gorge. Je lançai un dernier regard à Adrian, mon regard devait ressembler à celui d’un enfant apeuré. Néanmoins, je m’en fichai, je n’avais pas à me montrer fort face à eux. Finalement qui avait été le plus dépendant de l’autre ? Dante ou moi ? La réponse était claire à présence. Celui qui semblait s’appeler Adrian aurait pu au moins finir le boulot et me planter ces seringues dans le cou. Me voilà maintenant avec des réflexions suicidaires.
Voyant que je ne répondais à aucune de ses questions, il cessa d’utiliser son pouvoir. Je ne me précipitai pas pour prendre mes affaires et sortir, je ne voulais pas qu’il ait la sensation que je fuyais suite à sa demande. J’avais encore un minimum de fierté. Je pris quand même soin de laisser une bonne somme à Antonella même si je savais quelque part qu’elle n’oserait pas y toucher. Je partis de l’appartement bouche close et regard tellement dans le vague que je réussis à tomber dans les escaliers. Dans ma chute, ma blessure au bras s’était réouverte, je pestai mais je continuai d’avancer pour arriver rapidement à mon lit, mon refuge.
Un jour plus tard et une blessure recousue, je me trouvai sur le trottoir d’en face de l’immeuble des Tsumis. Mon regard était posé sur la fenêtre que je savais être la leur et ne bougeai pas avant d’avoir pu ne serait-ce qu’apercevoir le grand frère. J’étais un connard certes mais aussi un futur médecin. Serment d’hippocrate oblige, j’étais très loin de la vie quand je me disais ça. Je ne savais pas encore que cette rencontre m’avait bien plus bouleversé que je n’osais me l’avouer. Chaque jour, je me trouvai au même endroit à scruter cette même fenêtre pendant de longues minutes.
Un jour en rentrant de l’université à pas d’heures, je n’eus pas le courage de rester. J’eus donc l’idée de ne laisser qu’un panneau en plastique où il y avait juste écrit au marqueur « I’m sorry ». Je ne savais pas s’il le verrait mais je me disais que c’était peut-être déjà pas mal pour essayer de m’excuser. De plus, depuis le jour du tatouage, je ne faisais plus d’effort vestimentaire ou capillaire me contentant d’un jean, tee shirt souvent celui de l’université ou d’un groupe de rock et veste en cuir. Je ne voulais lui faire passer le message « T’as vu, je suis pas un bourge » mais plutôt « Je ne suis pas comme tu l’imagines ».
Le jour suivant, je vis que mon panneau était toujours là. Je décidai juste de me poser sur le banc plus loin pour me reposer. Je n’avais jamais eu d’aussi grosses cernes de ma vie entre les stages à l’hôpital et les recherches de mon frère, mon sommeil était sacrifié. Néanmoins, je restai en alerte au cas où Adrian pointerait le bout de son nez histoire qu’on parle.


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Adrian L. Tsumi
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MessageSujet: Re: [Fini] En chair et en encre Jeu 22 Déc 2016 - 2:06



     
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Lancelot & Adrian

   
Adrian ressentait les tremblements de sa petite sœur à travers leurs mains serrées, dont elle amplifia la force. Ca ne faisait que renforcer sa rage pour ce garçon, pour ce qu’il avait osé dire et faire. A Antonella. A lui. Devant sa sœur. Il pensait réellement mettre sa menace à exécution, emprisonné par une pression incroyable. Ça n’était pas lui. Peut-être était-ce la peur, l’égo qui en avait pris un coup, ou le fait qu’Antonella soit mêlée à tout ça et aille aussi mal. Tout comme elle, il tremblait, dans un mélange de symptomes différents. Mais il tenait bon, ses yeux pointés sur le cou de Lancelot, tout comme ces nombreuses mines. Il attendit pendant quelques secondes avant de finalement relever les yeux et croiser son regard.

Ce fut certainement une erreur, mais il le fit. Adrian se figea dans la contemplation de ce regard enfantin. Dans ce regard rempli de frayeur. Il se voyait lui. A son âge. Dans sa jeunesse en tout cas. Ce regard d’enfant abandonné, seul, orphelin. Le contact dura plusieurs secondes avant que les armes miniatures ne tombent au sol dans un bruit léger mais long. Par réflexe, il recula légèrement entrainant Antonella dans ses pas quand Lancelot récupéra ses affaires. Quand la porta claqua, tous les muscles de l’ainé se relachèrent d’un seul coup. Ses bras entourèrent sa petite sœur, lui chuchotant du réconfort avec sa voix paternelle. C’était fini. Et pourtant…

L’ambiance à la maison suite à cela fut étrange. Antonella n’était pas bien. Elle n’était pas énervée, mais froide. Triste. Elle évitait toujours le regard d’Adrian, se refermant ou lui parlant sèchement quand il osait insister. Le mutant la connaissait et savait que les jours suivants ses crises n’étaient jamais bien chaleureux. Mais ce qu’il pouvait être une habitude ne semblait pas être une excuse à l’espagnol, car il s’en voulait. Il ne cessait de se rappeler de ce regard terrifié, au fond de son lit, encore torturé par la fièvre. Il ne cessait de se rappeler son comportement. Cette violence inhabituelle. Et pourtant, ces mots, cette envie de lui faire du mal, cette menace… Tout ça étaient bien venu de lui. De sa bouche. De son cerveau. Dans la réalité, se répercutant jusqu’à ses cauchemars.

Les jours passaient et se ressemblaient. Sauf peut-être dans la baisse de la fièvre. Après avoir sué une nuit de trop, Adrian s’était résigné. Ou en tout cas, Antonella l’avait fait se résigner, lui faisant prendre les médicaments qu’il s’était reçu en pleine face. Chacune des prise était accompagnée par cette scène, donnant un gout amer à cette misérable gelule. Et pourtant, il lui devait la guérison. A ce médicament, comme à celui qui lui avait envoyé au visage, se moquant de lui. Le mutant reconnaissait qu’en terme de pique, ce garçon avait été excellent, tapant exactement là ou ça faisait mal. Et pourtant, malgré toute la haine qu’il avait ressenti en entendant tout cela, malgré toute la haine qu’il ressentait encore en s’en souvenant… Adrian s’en voulait pour lui. Chacun avait ses torts dans l’histoire. Mais il n’en parla aucunement, gardant tout cela pour lui, se demandant si le malaise ressenti allait partir ou non.  Et finalement, ce fut lorsqu’Antonella tapa à sa porte pour lui demander de regarder par la fenêtre, qu’il comprit : Les deux côtés s’en voulaient.

A partir du moment ou il lut ce panneau, Adrian partagea ses journées entre son lit et sa chaise de bureau. Depuis cet emplacement, il pouvait surveiller la potentielle arrivée de Lancelot. Enfin. Si ce panneau venait bien de sa part. Il commença à en douter, ou en tout cas, de douter de sa possible venue. Les yeux encrés dans le vide, ce fut une soudaine tâche sur un banc qui attira son attention. La fixant de nombreuses minutes, le mutant hésita. Et finalement, ce fut avec une veste sur le dos et deux bières à la main qu’il dévala les escaliers. Il s’arrêta une dernière fois, une fois arrivé au rez-de-chaussée, se demandant une dernière fois si tout cela était bien sage.

Il se sentait idiot. De marcher vers lui. Dans sa direction. Face à lui. Il n’osait pas relever le regard vers le garçon. Il voulait l’éviter, jusqu’à la dernière seconde. Jusqu’à l’échéance. Jusqu’au moment ou il posa ses fesses sur le dossier du banc, pour ne pas être à la même hauteur que Lancelot. Pour garder cette distance de sécurité. Pour ne pas qu’il pense être pardonné.

Sa main décapsula une première bière qu’il lui tendit sous le nez, sans même lui adresser un regard. Il lui en voulait. Adrian ne voulait pas commencer la discussion. De son point de vue, ça n’était pas à lui. Il laisserait Lancelot faire le premier pas, ou il n’y aura pas de premier pas.
©LittleJuice

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Dernière édition par Adrian L. Tsumi le Lun 9 Jan 2017 - 15:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Fini] En chair et en encre Jeu 22 Déc 2016 - 12:33


En chair et en encre

Adrian et Antonella


Je m’étais assoupi, à tel point que je n’entendis pas l’homme qui s’assit à mes côtés. Ce qui me réveilla, c’était l’odeur de bière. Mes yeux papillonnèrent et ma vue s’éclaircit pour me laisser voir juste devant mon nez une bière. J’eus juste à suivre le bras qui me la tendait pour savoir qui était l’individu. Donc ce Adrian avait fini par descendre, tant mieux je commençais à m’ennuyer de poireauter ici toute la journée. Je pris la bouteille en soufflant un merci et pris une longue gorgée. J’en avais bien besoin avec ce que j’allais dire par la suite.

« Je pense que ce que je dois dire là c’est désolé ? Mon grand frère a disparu le jour où je suis venu voir Antonella. Je sais c’est débile mais je crois que tu t’es pris tout ce que j’aurai voulu lui dire dans la face pour m’avoir laissé tomber comme ça. Enfin pas les mots exacts mais plutôt j’aurai voulu lui faire mal comme je l’ai fait avec toi. Je suis pas très fier, excuse-moi. »

Je regardai dans le vague pour ne pas avoir à affronter son regard. Si déjà, je lui disais tous ces choses, je ne voulais pas voir de la pitié ou alors autre chose de triste dans son visage. De plus, je n’avais pas très envie de lui montrer mon visage détruit par la fatigue et par la tristesse. Je savais que ce que j’avais dit n’était certainement pas suffisant pour le convaincre. Et puis de toute façon, je n’allais pas m’arrêter de parler maintenant, vu que j’étais lancé. Je pris une seconde longue gorgée avant de prendre ma parole, sûrement pour me donner illusoirement un peu d’assurance.

« Je l’ai toujours protégé de lui-même, je me suis toujours assuré qu’il aille bien et c’est comme ça qu’il me remercie ... En me laissant tomber comme si je n’étais rien pour lui. Antonella a de la chance de t’avoir comme grand frère. »

Je n’ai pas envie de pleurer, j’avais la rage au ventre mais cette fois-ci, personne n’en paierait le prix à part Dante. Mes paroles étaient sincères envers le statut de grand frère. Pendant des années, j’avais endossé ce rôle qui n’était pas le mien pour compenser la maladie mentale de mon frère. A présent, je me retrouvai sans rien ... Ma mère était loin, triste d’avoir « perdu » un de ses enfants ... J’étais allé chez elle un jour mais sa tristesse était trop pesant et j’avais dû fuir. Dire qu’il y a quelques jours, je pouvais me vanter d’avoir une famille sur qui compter.

« T’avais raison, je ne suis qu’un petit bourge mais on est loin d’être heureux en étant comme ça. »



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MessageSujet: Re: [Fini] En chair et en encre Jeu 22 Déc 2016 - 21:38



     
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Adrian resta le bras tendu quelques secondes avant que Lancelot ne finisse par se réveiller. Dès que sa main fut libre, il s’empressa d’ouvrir la sienne et de suivre le garçon dans sa descente. L’ainé observait tout autour, ne voulant pas le regarder. Il lui en voulait… Et s’en voulait également. Il remerciait intérieurement le ciel que Lancelot n’en ait pas fait plus, ayant commis le pire s’il avait continué.  Il garda tout ceci en silence jusqu’à ce que la sirène commence enfin cette discussion dérangeante. Il aurait voulu interférer de nombreuses fois. Mais il se retint. A part un haussement pour les épaules face à la première bonne pensée du garçon, il n’en fit rien.

Si de base, aucune justification n’aurait été validée, la disparition de ce frère fut, au contraire, acceptée comme telle. Cette excuse le ramena loin. Lorsqu’il avait appris la disparition de son père. De leur père, avec les triplés. Il lui en avait voulu de l’avoir abandonné. Puis il s’était rendu compte des réelles conséquences que cela entrainait, comme la tutelle par exemple. Les mots que sortirent Lancelot auraient pu tout autant sortir de la bouche de l’espagnol à cette époque. Certes, il ne s’était pas acharné sur les triplés, mais ç’aurait pu s’il ne les avait pas vu comme des gamins ayant déjà morflé par la mort de leur mère. Il avait dû garder toute sa rancœur. Huit mois déjà. Et il la ressentait encore. Alors que tout était encore frais chez Lancelot, qui finit par balancer l’excuse tant attendue.

Un sourire amer se dessina sur le visage d’Adrian quand on lui cita la chance qu’avait Antonella de l’avoir. En fait, l’espagnol avait à ses côtés l’enfant qu’il avait aperçu il y a plusieurs soirs. Perdu, abandonné, défaitiste. Il était tellement éloigné de cet homme qu’il avait vu, qui l’avait mis à terre, envoyant des phrases aussi piquantes, aussi tranchantes les unes que les autres. C’était le jour et la nuit entre ces deux Lancelot. Le mutant finit par baisser son regard sur cet enfant perdu après avoir bu une seconde gorgée de sa bière.

« Un petit bourge qui a fait un effort pour se mettre à la hauteur d'un pseudo frère formidable. C’est plutôt un bon début… » commença-t-il, désireux de détendre l’ambiance et de repêcher ce poisson qui s’était descendu un peu trop profondément. « Et crois-moi, même à cette hauteur, on n’est pas heureux non plus avec Anto… » Inutile de parler des triplés. Tout ça ne concernait que la plus garçonne du groupe et lui-même. « T’as sorti l’unique excuse qui permet mon pardon. On a vécu ce même abandon Anto et moi. Notre père a disparu y a 8mois. Donc… Je comprends. T’as clairement eu le comportement d’un enfant perdu. Le même qu'ils ont eu... Mais même en dehors de ton comportement... J’avoue avoir même cherché. »

Adrian se stoppa. Il ne savait pas s’il pouvait lui en parler. Après tout, ils n’étaient rien l’un pour l’autre. A part le bourreau de l’autre peut-être, le temps d’un pauvre quart d’heure. Parler de ce qu’il ressentait n’était pas son genre en plus d’être de base renfermé et secret. Mais sa justification -et donc ses excuses par la suite- nécessitait cela.

« C’était pas moi ce mec la dernière fois. Enfin… Quand je t’ai cherché, si. Mais… La menace et … Pour ton cou. J’étais prêt à le faire. Je peux même pas justifier ça sur de la colère ou de la peur. C’était… Juste… Pas moi. » conclut-il en penchant sa tête légèrement en avant, s’ébouriffant les cheveux. « Et même sans ça, j’ai pas été cool. J’essaye d’apprendre aux triplés de ne pas juger comme ça et… Je suis le premier à le faire. »

L’ainé était maladroit, portant le goulot à sa bouche pour d’ores et déjà terminer sa bière, posant la bouteille à côté de lui. Les excuses avaient du mal à sortir. Elles restaient en travers de sa gorge, incapable de sortir. Tout comme le monologue de Lancelot sur la plèbe, qui lui, était impossible à sortir de sa tête.

" En tout cas... Tu fais moins petit con dans cette tenue." finit-il par ajouter avec un pincement aux lèvres en observant Lancelot afin d'attirer son regard quelques secondes, peut-être un sourire accompagné avec.

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MessageSujet: Re: [Fini] En chair et en encre Jeu 29 Déc 2016 - 0:32


En chair et en encre

Adrian et Antonella


La personne qui se tenait un peu en arrière par rapport à moi, se révélait plein de surprises car il m’avait percé à jour. Au final, je n’étais qu’un gamin qui avait dû grandir trop vite pour soutenir son grand frère. Il ne m’en fallait pas beaucoup pour me replonger dans ce passé enfantin que je n’avais pas eu le temps de même l’entrapercevoir. Mais je ferai les mêmes choix si j’y étais à nouveau confronter. Tout d’un coup, Adrian reprit la parole et ce qu’il dit m’en boucha un coin. Il fallait croire qu’on était deux à vouloir enterrer la hache de guerre et c’était tant mieux.
Il m’expliqua tout d’abord qu’ils avaient dû aussi vivre ça. Je ne pus m’empêcher de tourner la tête pour l’observer mais il garda son regard sur le loin. Je me demandai vaguement si j’arriverai comme lui à en parler sans paraitre comme un homme abandonné. J’osai supposer que la réponse était positive mais cela prendrait du temps.

« Est-ce qu’on réussit à s’en remettre ? Enfin, je suppose que oui. Antonella et toi n’avez pas l’air malheureux. »

Après je me demandais sincèrement si perdre un père était approchant de ce que je vivais. C’est vrai que je n’avais jamais eu de figure paternelle dans ma vie donc j’étais très mauvais pour apporter une réponse à ma propre question. Je n’avais pas eu une famille parfaite malgré mon côté bourge comme il l’appelait. Je n’avais pas eu de beau pavillon familial avec clôtures, voiture et jardin. Pas non plus de beaux portraits de famille accrochés dans l’entrée. Néanmoins nous semblions unis jusqu’à présent en tout cas. Je relevai la tête vers Adrian.

« Moi non plus ... En tant que futur médecin ... Mettre un malade à terre n’est pas la meilleure idée que j’ai eue. Même si je t’avoue que j’ai déjà eu des envies de meurtres sur certains de mes patients ... Bref. T’es pas le premier à me juger et sûrement pas le dernier, ce que tu as dit était encore gentil par rapport à ce que j’ai déjà pu entendre. »

Pour les envies de meurtres, cela concernait tout particulièrement les personnes qui ne suivaient pas les consignes qu’on leur donnait. Un petit vieux à qui on avait dit de pas forcer sur sa prothèse de hanche ... Qui c’est qu’on a vu revenir au bout d’une semaine avec une prothèse plus du tout en état ... Je vous laisse deviner la suite. Je devais l’avouer que pour ce qui est de la guérison, les femmes se débrouillaient globalement mieux. Ensuite pour ce qui est du jugement, j’avais entendu « T’es tellement riche que je suis sûre que ta mère s’est refaire » ou « Tu mouches avec les billets de 100 ? ». Des trucs très fins et très recherchés dans les clichés. Adrian me fit une réflexion sur ma tenue, je jetais donc un coup d’œil à mes fringues ... Je faisais rarement attention à ce que je me mettais sur le dos au final.

«  Merci c’est l’un de mes groupes favoris, le guitariste a une technique de dingue et le chanteur a une capacité vocale assez surprenant vu son gabarit. Le batteur est aussi bon mais le meilleur, c’est la bassiste. Une vraie déesse avec un instrument dans les mains. »

Je me coupai, j’avais parlé vite comme cela m’arrivait souvent quand je commentais mes passions. Je me raclai la gorge et bus ma bière pour me calmer un peu. Mes yeux repartirent sur la fenêtre comme un réflexe. Mes lèvres bougèrent toute seules.

« Elle m’en veut n’est-ce pas ? » Je me repris en prenant un air fermé et peiné « Laisse tomber, je sais pertinemment la réponse à cette question en fait. »

Je finis ma bière d’un coup comme pour clore le sujet mais je savais qu’Adrian me répondrai de toute façon. Je pris de court, je dus donc sortir la première connerie qui me passa par l’esprit.

« T’aimes les aubergines ? »

Bon ok, j’aurai peut-être dû mettre plus de temps dans ma réflexion.


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MessageSujet: Re: [Fini] En chair et en encre Jeu 29 Déc 2016 - 4:26



     
En chair et en encre
Lancelot & Adrian

   

Au final des courses, les deux avaient fait les cons cette après-midi-là, et chacun s’en voulait. Adrian pensait parler à un mur, mais finalement, il n’était pas difficile d’enclencher la conversation avec le garçon. Si on pouvait le penser timide, il suffisait juste de le lancer et… ça devenait alors une véritable surprise sur patte. Il s’était bel et bien trompé sur lui et n’avait plus aucun regret sur sa présence ici. Il avait là un garçon intelligent et cultivé en plus d’être agréable. Son côté blanc était tout aussi charmant que son côté noir, qui n’était plutôt pas mal, sauf lorsqu’on en était alors la cible.

« Je ne sais pas si Antonella s’en est remise à vrai dire. Elle avance. Plus facilement que notre autre frère et sœur. Elle n’avait que très peu d’attache avec ses parents. Quant à moi… J’ai surpassé tout ça pour eux. Je suis bien plus âgés qu’eux et la responsabilité que j’ai sur eux m’a bien aidé. Je ne sais pas ce qu’il en est de toute ta famille. Chaque cas est différent. Même d’un frère à une sœur comme tu peux le voir. »

Il se tût quelques secondes, observant sa bière vide bien trop tôt.

« Qu’il y ait des jugements plus « gentils » que d’autres ou pas, j’aurai pas dû. C’est tout, cherche pas. »

Adrian était clair et net sur ce sujet. Outre les propos d’un enfant perdu, l’espagnol avait pu déceler sans grande difficulté l’amour de la musique chez l’étudiant. Il ne put s’empêcher de sourire en se souvenant de son rapport sur chacun des membres de ce groupe. Il n’ajouta rien à cela, ils partiraient trop loin et pour l’instant, ils n’avaient pas traité tous les sujets nécessaires à cet instant ou les drapeaux blancs étaient de sortis. Il garda le silence, suivant le regard du garçon sur leur fenêtre. Il avait encore des questions secondaires. Il se demandait si Lancelot était passé autant de fois qu’il le pensait, mais à part satisfaire une curiosité maladive et mettre le plus jeune dans un état d’embarras, ça n’apporterait rien de bien essentiel.

Et puis finalement, ce fut Lancelot qui lança un sujet dérangeant. Mais tout de même nécessaire au traité de paix. Adrian grimaça un peu. Oui, il avait bel et bien raison. Il avait même dans sa poche droite l’enveloppe qu’il avait laissé et qu’Antonella avait donné à son frère quand elle l’avait vu descendre. Autre fois, il se serait demandé ce qu’elle contenait, l’aurait demandé à sa jeune sœur ou bien à ce garçon-là. Mais là… Il ne voulait pas savoir. De peur d’être déçu. De peur d’envenimer à nouveau la situation. Il savait que tôt ou tard, il en reparlerait à Antonella. Mais il devait d’abord laisser la tension s’apaiser avant de mettre le sujet sur le tapis. N’ayant même pas le temps d’y répondre, le garçon montra à nouveau son bon sens en se répondant à lui-même, se plongeant lui comme le frère ainé dans une gêne étrange. A part donner finalement l’enveloppe, il ne voyait rien d’autre à ajouter. Mais Lancelot sembla trouver, posant une question si soudaine que l’espagnol ne put s’empêcher de rigoler après avoir bugué quelques secondes.

« Je déteste ça… J’ai du mal avec les légumes faut dire. » se livra-t-il, gardant à la fin de son rire un sourire accroché. « Cependant, j’aime ne rien devoir à personne. Et c’est pareil pour Anto. » ajouta l’homme avant de sortir la fameuse enveloppe ainsi qu’une boite identique aux médicaments donnés par l’homme-sirène, mais celle-ci se présentait comme neuve. Il posa les deux objets sur les jambes de l’étudiant. « J’veux pas savoir ce que c’est et j’veux pas avoir à remonter une de ces deux choses. » précisa-t-il pour éviter tout acharnement de la part du probable futur medecin.

« Et… Elle nous en veut à tous les deux. Je te propose pas de monter, elle nous achève sans sommation sinon… » dit-il sans avoir l’air de plaisanter. « Elle est caractérielle mais… Pas méchante. » Il la défendait. Parce qu’il l’aimait. Parce qu’elle en valait la peine. Parce que tout ça, était finalement de sa faute à lui, et non à elle.

« Attends encore quelques jours et tu pourras revenir à la charge. Je sais pas depuis combien de temps vous vous connaissez mais… La lâche pas. Depuis qu’elle a quitté le lycée, je la vois toujours seule. Elle a Adriel et Abby, notre frère et notre sœur mais… En dehors de nous, elle n’a personne. Et ça me rassurerait de savoir qu’elle a un ami comme toi. »

Il s’interrompit et rigola :

« Même si elle n’a besoin de personne pour se défendre, elle semble bien t’apprécier. L’avant dernier qui a touché à un de ses frère s’est retrouvé à l’hopital. Crois-moi quand je te dis que son coup de poing n’était qu’une manière de te montrer sa déception et rien d’autre. Et puis bon… Si tu la lâches… ça va être compliqué au niveau de tes tatouages je crois. » finit-il en haussant les sourcils, se rappelant des prunelles noires de sa sœur quand il était encore allongé.

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MessageSujet: Re: [Fini] En chair et en encre Dim 8 Jan 2017 - 21:22


En chair et en encre

Adrian et Antonella


Je ne savais pas vraiment comment mais je me sentais un peu mieux de savoir qu’on pouvait s’en sortir d’une façon ou d’une autre. Même si eux avaient été ensemble et moi tout seul, cela ne devait pas changer grand-chose ... Mais qu’est-ce que je raconte ?! Ça change du tout au tout. Je fermai les yeux un instant puis les rouvrirent en soupirant silencieusement. Je ne devais pas broyer du noir, c’était parfaitement inutile. C’est pas comme ça que je retrouverai mon frangin ou que j’irai décrocher la mâchoire à mon père. Cette perspective me fit sourire sadiquement mais je me repris rapidement pour ne pas faire fuir Adrian maintenant qu’on s’entendait ... bien ?

« Tu sembles plutôt bien gérer ton rôle dans l’histoire. Vu qu’il me manque des nuits de sommeil, je peux dire que je t’admire sans que ma dignité en prenne un coup. Pas que je te l’aurai pas dit de base mais c’est pas quelque chose que je dis habituellement à quelqu’un que j’ai foutu parterre ... Mauvaise idée, on va oublier ton moment de câlin au sol. »

Ok, le choix des mots était pas top mais il me manquait vraiment beaucoup d’heures dans mon lit ... à dormir hein. Je regardai le verre de ma bière pour me donner un peu de la constance. Il me coupa dans mes réflexions en me disant qu’on oubliait les réflexions possibles qu’on pouvait me faire. C’est clair que c’est pas mon sujet de conversation préféré donc je ne dis rien de plus. Le silence prit place entre nous mais ce n’était gênant ou froid mais comme pour compléter la paix qui venait de s’installer. Je regardai son visage rieur et là, mon cœur rata un battement ... Puis un autre comme la première fois que je l’avais vu. Je ne pus m’empêcher de faire le rapprochement entre lui et un certain blond qui avait piétiné mon cœur.

« Là, je vais te parler en tant que Lancelot pas en tant que médecin car c’est illégal ce que je vais dire ... Si je te revoie un jour malade, je viendrai t’enfoncer des légumes dans l’estomac que tu le veuilles ou non. »

Ma tête n’avait, je crois, été aussi sérieuse de ma vie quand je proliférai des « menaces ». Adrian me tendit une enveloppe et une boîte que je ne connaissais que trop bien. Un de mes sourcils se leva et ma main se saisit des objets.

« Je paie pas pour ces médicaments, j’en distribue souvent dans l’association de l’hôpital pour les gens dans la rue. Bon en fait si c’est répercuté sur mon salaire. »

Quand il parla d’Antonella, je me sentis tout de suite un peu mal. J’avais vraiment agi comme un con et je m’en voulais pas mal. Mes doigts firent tourner la lettre n’osant pas l’ouvrir pour voir ce qu’il y avait à l’intérieur. J’avais peur en vrai, j’étais bien pitoyable ... Je ne bougeai pas d’un cil quand il s’agissait de scier une jambe mais voir ce qu’Antonella voulait me dire.

« J’ai pas spécialement envie de mourir maintenant donc on va éviter effectivement. Tu sais que du coup, tu vas devoir supporter ma tronche si je deviens son ami. »

Je lui souris malicieusement et me mis à ricaner légèrement. J’étais prêt à mettre ma main à couper qu’un jour, je le rendrai cinglé comme tout le monde que je fréquentais en fait.

« A choisir, j’aurai préféré qu’elle m’envoie à l’hôpital. Je me sentirai moins débile et j’aurai un peu moins envie de m’enfoncer le crâne dans un mur. Et oui, t’as raison ... Actuellement un de mes tatouages ressemble à un éléphant avec une fourchette dans le cul. Un gosse à la clinique s’est foutu de moi en le voyant. Pas que je n’aime pas faire rire les enfants mais bon ... »

Ce souvenir me rendit heureux et mon visage se détendit pour prendre son sourire habituel, un peu débile sur les bords. Je regardai à nouveau Adrian, mon cœur s’emballa à nouveau ce qui me fit tourner les yeux à nouveau. Oulalah ... Oh non, ce ne pouvait pas être ce que je pense ... Pas maintenant ... Je sentis mes yeux se fermer et puis soudain, le noir complet.


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MessageSujet: Re: [Fini] En chair et en encre Lun 9 Jan 2017 - 17:03



     
En chair et en encre
Lancelot & Adrian

   

Le personnage de Lancelot était marrant, faisant plusieurs fois sourire Adrian, flatté de temps à autres par ses remarques face à son rôle d’ainé… Puis de temps en temps, vexé par le fait que l’on ressasse son « calin au sol » par exemple. En fait, le plus jeune fit jouer au Jean qui rit et Jean qui pleure avec son ainé, le faisant tantôt rire, tantôt tirer la gueule, et tout cela à plusieurs reprises. Le coup de légumes le fit rire bien qu’il grimaça en imaginant en manger de force. Il aurait voulu le mettre au défi, car aucun des triplés n’arrivaient à lui faire manger quoi que ce soit de force, même Antonella. En même temps, lorsqu’il était malade, c’était la seule à être présente avec lui à l’appartement et son talent de cuisinière n’était certes pas celui de 4 étoiles. Elle avait cependant un certain talent pour faire de la bouillasse immangeable avec des aliments de base comestible. Et il n’était pas possible de la vexer sur ce coup car elle-même n’arrivait finalement pas à manger sa mélasse pour « montrer le bon exemple ». Ne pouvant s’empêcher de rigoler face à cela, il se stoppa net et répondit assez froidement quand Lancelot expliqua d’où venaient ces médicaments et pour qui ils allaient d’habitude.

« Raison de plus pour ne pas te les devoir : Ma famille n’est pas à la rue. » maugréa-t-il soupirant, ses yeux se posant sur l’appartement. Peut-être que d’ici quelques années. Vu les dégâts que faisaient petit à petit les humains comme les anormaux ici. Les derniers dégâts dans l’appartement avaient été causé par son voisin Tomi qui avait carrément cassé l’ascenseur. C’était malin. Très malin. De quoi augmenter les chances que leur toit leur tombe sur la tête.

Hop, Jean qui rit avec un Lancelot le prévenant de devoir « supporter sa tronche » s’il devenait ami avec sa sœur. En soit, le garçon n’avait pas été dérangeant jusqu’à ce qu’il trouve l’idée de répondre à l’ainé intéressante. Mais à part ça, actuellement, discuter avec lui était… Sympathique. Il vira son regard sur le visage du futur médecin, qui était tout aussi agréable que son caractère et se pinça les lèvres pour ne pas se moquer en imaginant le tatouage, mais des bribes de rire s’échappèrent. Un peu plus quand leurs regards se croisèrent et qu’Adrian se focalisa quelques secondes sur ses lèvres avec un sourire délicieusement débile. La vue fut rapidement coupée par la fuite d’un regard. Au cas ou, l’espagnol modifia lui-même la trajectoire de son regard se reportant machinalement sur la porte d’entrée du batiment.

« T’as de la chance que l’inconscient de ma sœur est plus amical que son conscient. Je sais pas si tu sais mais les formes qu’elle donne à ses tatouages peuvent avoir un réel effet sur ton corps si elle le souhaite. Vu comment on se prend la tête elle et moi, je suis content de ne pas avoir de tatouage. »

Il rigola encore mais se sentit seul dans cet amusement, dans ce manque de rire accompagnateur. Avec surprise, il regarda l’étudiant, la tête basse, le torse se relevant dans une singularité calme.

« Lancelot ? » Aucune réponse. Sourcils froncés, Adrian descendit de son perchoir pour mieux observer son visage et ses paupières closes. D’abord inquiet, sa main qui vint se poser sur le front du garçon le rassura par une température normale. Se plaçant agenouillé devant lui, sa main glissa jusqu’à sa joue d’un geste paternel pour le réveiller. Peut-être s’en était-il moqué avant inconsciemment, mais cette fois-ci, le quasi-trentenaire figea son regard sur les belles cernes qu’arborait la sirène, se rappelant que plusieurs fois il avait parlé d’un manque de sommeil.

« Hey, Lancelot ? […] Lancelot ? Réveille-toi. Je peux appeler quelqu’un pour qu’on vienne te chercher ? Ou au moins avoir l’adresse où tu habites ? » quémanda l’espagnol, continuant de faire dévaler son pouce sur sa joue pour le tirer des bras de Morphée.

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MessageSujet: Re: [Fini] En chair et en encre Ven 13 Jan 2017 - 18:48


En chair et en encre

Adrian et Antonella


Je sentis une main amicale glisser sur ma joue et cela me fit frissonner. Paupières closes, cela me rappela un souvenir très lointain d’un certain blond. Mes sourcils se froncèrent et j’ouvris mollement un œil à moitié. Mon cœur s’arrêté une nanoseconde et je me surpris à penser que c’était mieux que ce que j’avais pensé avant de regarder. Ok, là, je me mettais sur une route glissante et le pire c’est que je ne pouvais rien y faire. J’hésitai à refermer l’œil en ne répondant rien et me rendormir pour me sortir de ce cauchemar.

« Laisse-moi dormir ici j’ai plus d’énergie pour me rendre à l’institut ... et les seuls amis que j’ai là-bas sont des filles donc pas capable de m’accompagner ... »

Ma voix était enrouée et grave, ce n’était pas possible de paraître plus fatiguée là pour le coup. Je n’eus pas le temps de me rendormir que je me sentis soulevé par le bras par quelque chose ou plutôt quelqu’un. Mes yeux ne s’ouvrirent pas pour voir, je savais que c’était Adrian. Je voulus protester mais je me mis à bafouiller un truc des plus incompréhensibles. Je pris donc la décision de faire l’effort de me sortir de mon état léthargique pour dire quelques mots.

« T’espasobligé ... Peux dormir sur banc ... »

Comme pour appuyer mes dires, je me permis de plus m’appuyer sur son épaule. Mes pieds suivirent sa démarche sans que j’y pense vraiment au final. Je ne me rendis même pas compte la longueur du chemin entre l’appartement et ma chambre à l’institut. D’ailleurs, je sentis Adrian chercher mes clés dans mes poches ... Dans le cas où j’aurai été éveillé, j’aurai sûrement fait une remarque débile à ce sujet. Ensuite, je sentis mon lit sous moi ... Oh punaise c’est ce qu’il me fallait ! J’étais bien parti pour 12 heures de sommeil consécutives

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