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L'égoïsme est propre à l'Homme

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MessageSujet: L'égoïsme est propre à l'Homme Jeu 14 Sep 2017 - 9:22


l'égoisme est propre à l'homme
pv Jake
La réponse était tombée. J’avais préféré quitter ma chambre pour ne pas que Kaze me voit dans cet état et ne se sente encore plus mal qu’auparavant. Pour ne pas qu’elle ressente cette rage qui émanait de moi. Cette rancœur que j’avais envers l’institut, envers le Projet Shadow, envers ma protégée. Je savais que ce n’était pas digne de moi, qu’elle n’y était pour rien. J’étais le seul responsable a avoir voulu foncé tête baissée en la voyant hors d’elle. Et pourtant je n’arrivais pas à la dégager de ma liste des responsables. Pour l’instant. Je finissais par me redécouvrir, à me comprendre. Et je savais qu’après avoir évacué toutes les émotions qui m’envahissaient, ça irait mieux. Que le prénom de Kaze s’effacerait de la liste mentale et que je la retrouverai avec un sourire quand elle me sautera dans les bras après avoir passé la journée sans moi. Ce genre de prémonition aurait dû me faire sourire, mais j’étais encore trop plein. C’est les poings fermés dans les poches que je m’échappais de ce bâtiment. Après cet épisode de guerre, les élèves avaient fini par arrêter de me regarder comme un monstre. Certains demandaient même des nouvelles de mon œil. Autant ne pas exploser en leur foyer. Il avait déjà trop souffert.

C’était une partie de la ville qui avait été détruite et qui n’était certainement pas la priorité de l’administration de Jacksonville. Il y en avait bien d’autres avant, dont les travaux avaient d’ailleurs déjà commencé. Ici je pouvais être tranquille, dans les débris, entouré de bâtiments d’habitations d’un ancien bas peuple. Beaucoup d’édifices menaçaient encore de s’effondrer, la zone avait été donc barricadée. Mais il était dur de surveiller une zone de plusieurs centaines de mètres carré totalement. Ca ne m’étonnerait pas d’y croiser du monde. Dans ce cas-là, je n’aurai plus qu’à chercher un autre endroit ou laisser exploser ma colère.

Je ne me contrôlais plus. Mes mains vrillaient dans tous les sens, déclenchant des explosions, des chutes de murs. Dans un effet crescendo, je commençais à m’en prendre à des structures de plus en plus élevées, augmentant le danger, augmentant mon adrénaline. Je sentais les secousses sous mes pieds, je sentais le poids des murs s’effondrer sur un béton déjà touché par les anciennes attaques. Un peu plus un peu moins. L’égoïsme dont je faisais preuve actuellement s’était bien cachée depuis mon réveil à l’hôpital. Je continuais de me découvrir chaque jour et aujourd’hui, je goutais à l’eau de mon vase qui débordait. Je découvrais ma colère, mon égoïsme, l’amplitude de mes pouvoirs quand je ne me retenais pas. C’était à la fois destructeur et bienfaiteur.

C’est quand un mur vengeur commença à s’abattre sur moi, m’obligeant à arrêter ma rage dévastatrice en figeant les molécules de la matière que tout s’immobilisa, mon corps également. Ma respiration haletante, je pris une grande bouffée d’air avant de m’extirper de mon piège à rat, laissant l’éboulement se terminer dans un dernier fracas dès que j’en fus assez loin. Mon souffle était roque, la fraicheur et la poussière de l’endroit n’aidant pas la fragilité de ma gorge. J’observais les dégats, ayant l’impression que ça ne suffirait pas. Comme si, à mon retour dans la chambre, je n’accueillerai pas le corps de Kaze en mes bras de manière paternelle. Cet endroit ne m’avait rien fait mais était bien le seul à pouvoir m’accueillir. J’aurai pu me venger sur le QG de ce fichu Projet Shadow. J’aurai pu me venger sur la personne ayant pondu ces règles débiles et qui m’ont faite échoué au test médical. Mais peut-être qu’au final, mon égoïsme gardait quelque chose d’humain.

Mon corps s’affaissa contre l’ancienne vitrine d’un magasin de vêtements pour enfants, si j’en croyais les vêtements abandonnés qui jonchaient le sol. J’observais les dégats. Ce que ma mutation m’offrait. Ce que j’étais. A travers ce champs de bataille, à travers le morceau d’un ancien miroir qui trainait au sol, me renvoyant l’image au final d’un gamin hystérique et capricieux dont un œil était plus clair que l’autre. L’ironie. Il n’en noircissait pas malgré sa mort, contrairement à moi qui me sentait plus sombre dans ce retour à la vie.
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MessageSujet: Re: L'égoïsme est propre à l'Homme Jeu 30 Nov 2017 - 18:48

Il n'avait pas encore osé s'aventurer dans cette partie de la ville. Elle avait été démoli par il ne savait quoi et ces ruines lui avaient toujours fait froid dans le dos. Il avait souvent volé des conversations aux passants qui parlaient d'énormes robots destructeurs et d'une terrible guerre, sans jamais en connaître les détails. Pour sa part, il n'avait pas réellement envie de savoir ce qui s'était passé dans cette ville. Mais en y songeant, Jake espérait qu'une telle chose ne se reproduise plus. Il avait déjà eu la chance d'avoir échapper à celle-là, ayant débarqué dans la région il y a peu.

Mais aujourd'hui, après avoir dérobé un sandwich sous le nez de son malheureux commerçant de passage, Jake avait pris son courage à deux mains pour trouver refuge dans ce quartier dévasté. Il savait qu'il n'y trouverait personne et qu'il pourrait se restaurer en paix. Grosse erreur. Alors qu'il pénétrait les lieux, le jeune homme ne savait pas encore qu'il n'était pas seul. Il le croyait bien naïvement pourtant. Mais sa préoccupation première avait été de s'assurer que personne ne le suivait. Ca au moins, c'était une certitude : personne derrière lui. Alors le New-Yorkais continuait de s'enfoncer irrémédiablement dans les décombres dont les murs survivants tenaient à peine debout. Ce n'était pas très prudent pour quelqu'un comme lui de se retrouver dans un endroit aussi instable. Mais Jake se disait qu'il n'y avait sûrement aucune raison pour que son pouvoir ne se déclenche, si tout se passait bien.

Le jeune homme s'adossa à un mur et mordit dans son repas dérobé. C'est alors qu'il entendit un énorme bruit. Un bruit bien connu de lui : celui qu'un effondrement. Pas qu'un même. A cela, Jake manqua de tomber à la renverse, car le mur contre lequel il prenait pose venait de se détacher du sol pour se glisser tranquillement vers ce dernier, attiré inéluctablement par la gravité. Jake avait reprit appuie sur ses jambes juste à temps avant de s'écarter d'un bond et faire volte-face à la catastrophe : les ruines qui s'achevaient.

- Ce n'est pas possible...se disait-il, ça ne peut pas être moi, je n'ai rien fait !

Comment cela était-il possible ? Même lui aurait pu se rendre compte que c'était de sa faute. Il était persuadé du contraire pourtant. Mais quoi penser d'autre ? C'est alors qu'il commençait à se croire coupable que le mur cessa sa chute en plein mouvement, comme figé subitement dans le temps. Jake se figea aussi, mais pas par un quelconque pouvoir, de stupeur, uniquement. Et pour compléter le tout de son incompréhension, le mur, après quelques secondes de stabilité incroyable, reprit son chemin et s'écrasa au sol. Jake en restait bouche bée. Ca, en revanche, ce n'était certainement pas lui.

Il hésita un moment. Devait-il ? Le sandwich entamé dans la main, le jeune homme s'approcha du trou qui avait été formé par le mur détruit. Il enjamba les gravats avec prudence. Inutile en plus de se casser la figure. Le nuage de poussière qui s'était formé sur la chute du mur s'apaisa finalement. Jake traversa le passage. C'est alors qu'il l'aperçu. Un jeune homme, cheveux bruns et court, l'air absent, ou perdu, misérable, assis parmi les briques qui jonchaient le sol. Jake le dévisageait de sa place. Que faisait-il ici celui là ? Lui qui se croyait seul. Le mur qui était tombé n'avait pas l'air de l'avoir aussi étonné que Jake. Il était vrai que ça ne devait pas être le seul mur à s'effondrer dans ce champ de ruine, mais n'avait-il pas remarquer la pause qu'il s'était mystérieusement produite ? Si ce n'était pas le cas, Jake passerait sûrement pour un fou à le lui demander. Aussi peut-être que la meilleure des solutions était de faire comme si rien ne s'était passé et comme si lui ne l'avait jamais vu.

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MessageSujet: Re: L'égoïsme est propre à l'Homme Lun 4 Déc 2017 - 21:25


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Un véritable silence de mort se mit à régner quand chacun des débris trouva enfin sa place. Je ne l’aimais pas, même si je me savais dans mon élément avec lui à mes côtés. Il s’amusait trop souvent à rappeler ma solitude et ces moments ou je me mettais à l’écart de tout. Et ça arrivait bien trop souvent. Il me rappelait ma réelle nature, celle que j’essayais de fuir, celle qui me rattrapait inlassablement. Qui je voulais tromper à vouloir m’entourer, à sourire à tous ces élèves en espérant qu’un jour je n’aurai plus à le faire pour ne plus être stigmatisé comme un mutant mauvais avec un pouvoir dangereux ? Si j’arrivais à les berner eux, ça n’était pas mon cas. Et honnêtement, je me fichais bien de savoir si ça marchait avec eux. Actuellement, tout ce qui m’importait, c’était moi. Moi seul. Peut-être me restait-il une part d’altruisme pour protéger Kaze du propriétaire colérique que j’étais, mais le reste du monde pouvait bien mourir, ça m’importait peu. En tout cas, à ce moment-là précisément.

Pourtant, j’avais beau être égoïste, je m’abandonnais moi-même. Ou en tout cas, mes sens le faisaient. Peut-être était-ce pour ça que je me laissai observer par un inconnu pendant quelques instants, sans lui offrir un seul regard. Une vieillesse prématurée de mon ouïe -étonnamment digne d’un vieillard pour mon âge- et la perte dernière d’un œil ne m’aidaient pas à échapper à de possibles prédateurs. Aussi, si la guerre n’eut pas fini, j’aurai pu remporter la palme de la plus belle proie sans défense, s’observant tel Narcisse, dans son eau représentée par un bête éclat de miroir, sans faire attention à ce qui m’entourait. Mais en fait, avec tout ça, comble de l’ironie, ce n’est pas avec la déperdition de l’un de mes sens et l’affutage d’un autre que je me rendis compte que je n’étais pas aussi seul que je le pensais. En fait, ce fut quand je poussai mon narcissisme en m’emparant de ce miroir miniature pour observer mon œil de plus près que je le vis. Tel un démon, avec ses cheveux longs et noirs, avec sa tenue tout aussi sombre, silencieux, à m’observer derrière moi. Il aurait pu être la faucheuse en elle-même tant son style était inquiétant. Ma main relevée se figea tout comme mon dernier œil voyant, avant que tout mon corps ne soit traversé d’un spasme, me faisant me relever dans une précipitation qui me fut douloureuse quand mes mains se posèrent sur les vestiges d’une ancienne vitre.

Dans un réflexe presque défensif, je lui fis face, mains présentées devant moi, avouant leur dangerosité mais surtout, aux yeux de ce pauvre bougre, des égratignures seulement. Trop prêt. Le torse encore en proie à une agitation, je reculais prudemment, avant d’enfin m’éclaircir la voix.

« Qu’est-ce que tu me veux ? »

Je n’étais pas si agressif d’habitude. Même après mon départ de l’hopital et mon « retour » à l’institut. Mais me retrouver dans de telles ruines avec une personne arborant des traits aussi lugubres, m’observant depuis je ne savais combien de temps ne me m’était pas à l’aise. Certes, le Projet Shadow était mort en enterré mais il y avait encore bien trop d’abrutis capables d’imiter leurs desseins. Et avec la possibilité qu'il m'ait vu en action s'ajoutant à tout ça... J'avais de quoi rester sur mes gardes, en somme.

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MessageSujet: Re: L'égoïsme est propre à l'Homme Lun 4 Déc 2017 - 23:40

C'est vrai qu'il avait acquis un certain talent dans la discrétion à force mais Jake était tout de même assez étonné de voir que ses pas parmi les débris de mur n'avaient pas été entendu par le jeune homme qui rongeait son frein non loin. Jake profita de sa distance et de l'angle qu'il avait sur le garçon pour l'observer en détail. Il ne pouvait prétendre connaître tous les habitants du quartier, il était certain n'avait jamais vu celui-ci dans les alentours. Après, il était vrai que Jake ne prêtait pas une grande attention aux gens en règle général. Mais un gars comme celui-là, seul au milieu des gravats, ça restait assez inhabituel. Il n'avait pas l'air d'être un SDF non plus pourtant.

Mais voilà que l'inconnu remarqua sa présence. Il bondit sur ses jambes, Jake fit un écart en arrière, par prudence. L'individu prit une position défensive, les mains en avant, le pas à reculons. C'était la première fois que Jake inspirait la crainte. Loin de lui plaire, ça ne lui déplaisait pas non plus. A vrai dire, il était un peu satisfait de cette réaction. L'inconnu le craignait. De ce fait, il ne paraissait pas dangereux. C'était déjà ça de prit pour Jake qui se refusait à prendre le moindre risque. Cette peur qu'il infligeait à autrui, ça changeait de se l'infliger à lui-même. Ca avait quelque chose de...rassurant. Jake ne se sentait pas menacé. Les ruines de ce lieu ne risquaient probablement rien tant qu'il en restera ainsi.

Jake se décala d'un pas sur le côté, car son mouvement de recul l'avait posté sur des briques pas très stade. Et le jeune homme préférait de lui être sur du plat. L'inconnu lui demanda alors ce qu'il lui voulait. Bonne question. Que voulait-il ? Rien en fait. Il ne savait même pas que ce gars était ici. Il ne l'avait vraiment vu qu'au dernier moment.

- Moi ? Rien.

Il le lança sur le ton de l'évidence. C'est vrai, il ne lui voulait rien du tout. Il ne le connaissait pas ce type.

- Je ne t'avais pas vu tout de suite.

Histoire de justifier le fait qu'il soit encore là et qu'il ne soit pas parti tout de suite après avoir franchi le trou dans le mur. D'ailleurs, en parlant de mur...

- Tu l'as vu ce mur...tomber ?

Si oui, il avait dû voir l'anomalie qui s'était produite. Sinon, bah tant mieux en fin de compte. Peut-être que Jake avait tout simplement rêvé. Pour le moment, il préférait éviter de lui sortir que le mur a prit un break au cours de sa chute. Ca pourrait vraiment passer bizarrement. C'était déjà une situation suffisamment bizarre pour lui d'être celui qui n'avait pas peur. Pourtant il avait beau réfléchir, il ne voyait pas du tout ce qu'il y avait d'intimidant en lui. Sauf si ce type l'avait vu à l'oeuvre avec son pouvoir, ce qu'il n'espérait pas.

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MessageSujet: Re: L'égoïsme est propre à l'Homme Mar 5 Déc 2017 - 17:46


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Rien ? C’était le genre de réponses qui me faisait grincer des dents. Quelqu’un ne voulant rien ne restait pas silencieux comme ça, à m’observer. Je ne savais pas combien de temps il l’eut fait. Je reconnaissais juste ma place en temps que proie potentielle et je refusais ce rôle. Non, la guerre n’était à mes yeux, pas terminée. La vie en elle-même en était une à mes yeux. Et avec l’affaiblissement de deux de mes sens, ça n’aidait pas à voir cet inconnu comme un simple passant. L’endroit était trop lugubre et trop décharné pour habiter encore des âmes. Ou en tout cas, je l’espérais. Mais la tenue de ce garçon me rappelait que si ces bâtiments n’étaient plus que des vestiges, ils pouvaient encore servir d’abris pour d’autres. Cette théorie était plausible. Plus que celle d’un adolescent désireux d’évacuer sa rage sur ce cimetière de béton ambulant. Mais malgré tout, je restais les mains en avant, les rapprochant peut-être un peu plus de mon torse qui se faisait plus calme au fur et à mesure que les secondes passaient. Elles prenaient avec elle l’idée que ce garçon pouvait être un danger pour moi. Le danger, ici, c’était moi. Et cette pensée me fit mentalement sourire, mauvaisement.

Je l’observais avec un air sceptique et finalement, je baissais totalement ma garde physique en rentrant mes mains dans les poches, grimaçant sous le tissus venant chatouiller les plaies. Une chance que le sursaut qu’il m’avait offert via sa présence n’ait pas déclenché d’explosions. A croire que je savais de mieux en mieux me contrôler. Ses derniers mots me firent apercevoir cependant que si je contrôlais ma mutation, je ne contrôlais pas assez bien mes folies passagères. Je n’avais pas été assez prudent sur l’utilisation de mes pouvoirs. Sur la possibilité que des spectateurs soient dans le coin. Spectateurs et possiblement futures victimes. Aussi, je me sentis pris au dépourvu quand il me parla du mur. L’envie de lui montrer la bêtise de sa question me démangeait mais je me retins.

« Difficile de ne pas l’avoir vu étant donné mon emplacement. » Je contournais sa question. Si l’affaissement d’un mur pouvait être facilement expliqué par des bâtiments endommagés, l’immobilisation à laquelle j’eus participé, elle, était bien moins naturelle. « On est dans un champ de ruines, à quoi tu t’attendais ? » Bon, je n’étais pas forcément très malin avec mon cynisme combiné à ma présence ici. Surtout en essayant d’esquiver un sujet, qui plus était. Je finis par utiliser -naturellement ou par pure diversion ?- un brin de bienveillance.

« Si tu veux mon avis, ça n’est pas un endroit très sûr ici. Tu devrais te diriger ailleurs. »

De la bienveillance liée à une envie de solitude. J’aimais bien cet endroit : il supportait le coup de mes crises de nerfs. Pour l’instant. Encore le temps de deux ou trois crises peut-être. Seulement s’il n’y avait pas de témoins, seulement.

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MessageSujet: Re: L'égoïsme est propre à l'Homme Mar 5 Déc 2017 - 18:50









C'est vrai que c'était un peu con à répondre ça, "rien". Mais c'était pourtant bel et bien la vérité. Enfin si, il voulait juste voir de l'autre côté du mur, s'il y avait une raison à son effondrement mystérieux, vu que pour une fois, il n'en était pas la cause. Voilà, c'était tout. Et ça ne concernait même pas l'autre garçon. Donc oui, Jake ne lui voulait rien. Il n'avait pas même fait attention à lui au départ et était sur le point de partir et de lui foutre la paix lorsque l'inconnu a finalement réagit à sa présence.

Jake ne pouvait que comprendre sa réaction. Il aurait probablement eut la même à sa place. Et pire encore, la surprise aurait peut-être engendré des effets de son pouvoir. Ce gars là devait se croire tout seul au milieu de ces ruines. Pour être honnête, Jake aussi pensait avoir un coin tranquille pour manger sa prise. Les deux avaient tort. Pourtant, si Jake se sentait parfaitement à l'aise parmi les décombres, il songeait que l'étranger n'avait pas sa place dans ce genre d'endroit. Ironie de la chose, l'autre individu pensait pareil de Jake. Mais aucun des deux n'étaient télépathe pour le savoir.

L'inconnu baissa sa garde. Ah bon. Jake ne faisait pas aussi peur que ça. C'était une bonne ou une mauvaise chose ? Il ne le savait pas. Il restait même plutôt neutre à la question. Sa présence avait eu un petit effet sympa, c'était tout ce qu'il savait. Pour sa part, ça l'avait aidé à ne pas fuir face à quelqu'un comme il avait l'habitude de faire. Il demanda pour le mur. L'autre répondit dans l'évidence. Bien, il avait vu le mur se casser la figure mais bizarrement, il n'avait pas plus réagit que ça. Il avait peut-être l'habitude de voir des murs faire cela. En même temps ici, ce n'était pas une nouveauté. Ca rendait la zone dangereuse. Pourtant, le jeune inconnu ne mentionna pas la paralysie de la chute. Jake était bien tentée de l'exposer mais...Il craignait hélas de passer pour un idiot, ce qui avait sûrement été le cas lorsqu'il parla du mur. Ca lui suffisait bien assez.

L'inconnu approfondit sa réponse. Un champ de ruines. Exact, c'était bien à cela que ressemblait l'endroit. Tout n'était que désolation et reste d'explosion. Jake étant arrivé après la guerre, il ignorait tout de l'histoire de cet endroit. Ce n'était pas non plus comme s'il s'en préoccupait vraiment. Il ne blâmait pas les lieux. Ils formaient une parfaite zone de cachette. Avant que Jake n'eut le temps de répliquer quoi que ce soit, l'inconnu ajouta également que le coin n'était pas sécurisé et qu'il n'avait pas intérêt à rester là. Ah tiens ? Amusant venant de sa part.

- Y'a un mur qui vient de se casser la gueule devant ton nez, ça n'a pas l'air de t'inquiéter plus que ça, lança t-il aussitôt.

Quand Jake n'avait pas peur, pas de crise d'angoisse, pas de sensation de menace autour de lui, il pouvait devenir cynique, grande gueule, ne mâchant pas ses mots. Le tact ? Connaît pas. Sociabilité zero. Il vivait dans la rue depuis deux ans et outre son angoisse courante, il devait sa survie à son caractère rebelle et dur. Quand il pouvait l'ouvrir, il l'ouvrait. Cela dit, ça ne voulait pas dire qu'il était méchant. Il ne mesurait simplement pas le ton de ses paroles. Il ne savait pas si ce qu'il disait était bien ou mal.

- D'autant plus que t'as pas l'air d'être à ta place ici, ajouta t-il en scrutant l'autre du regard.

Ca, il savait reconnaître les gens. Il savait quand ils étaient de pauvres âmes en peine, sans abri ou juste déprimé de la vie, qui se retiraient dans des endroits miséreux pour souffrir. Il en faisait partie. Ca n'avait pas l'air d'être le cas de l'inconnu. D'un regard sur son teint, ses vêtements...Ce gars là avait un toit sûr quelque part. Que venait-il faire dans un endroit pareil ? Là où traînait justement des personnes qui avaient de quoi lui foutre la frousse ? Vu sa réaction face à Jake, ce dernier avait comprit qu'il était mal à l'aise dans ce lieu et face à certaines personnes.



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MessageSujet: Re: L'égoïsme est propre à l'Homme Sam 9 Déc 2017 - 18:19


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Bon, il est vrai que ça n’était pas malin de rester planté là après lui avoir conseillé de partir. Et ça n’avait pas été malin non plus de paraître aussi serein alors que des centaines de kilos de gravats venaient de s’affaisser non loin de là, ne pensant même pas à s’éloigner de ce nuage de poussière. Mais après tout, j’avais l’excuse suivante : je me pensais seul, jusque-là. Cette pensée étant erronée et, désormais supprimée de ma conscience. La solitude n’était plus ma seule compagne. Désormais il y avait… Ce gars aux airs sombres, mais pas vraiment idiot, qui me pris au dépourvu avec ses paroles. J’arquai un sourcil en restant silencieux devant ses fines observations prononcées avec un certain… Cynisme. Un peu comme j’avais fait avant. J’en aurai presque souri si je n’étais pas le dindon de la farce cette fois. Il avait échangé les rôles. Relevant aussi que je n’avais pas ma place ici. Avec un sentiment semblable à de la gêne, je refermais le tissu de ma veste sur ma chemise, me sentant presque jugé par son regar. Mais pourquoi lui en voudrais-je ? J’avais pris peur en voyant son reflet et sa tenue maigre au point de le confondre avec un démon ou même la faucheuse, alors qu’il semblait plus se rapprocher du sans-abri banal. Banalement humain. Ce que nous étions tous les deux, finalement, pour en venir au point de dire ou non, si l’autre avait sa place ici. Au point de nous juger dès nos premiers regards échangés.

« Je ne savais pas que mon statut m’interdisait d’aller dans des ruines. »

Le contraire, lui, était vrai par contre. Lui n’aurait certainement pas le droit d’aller dans une boutique ou un restaurant. Ou en tout cas, je l’imaginais. Je n’avais jamais vraiment porté attention à un de ses semblables. Mais ça n’était finalement pas mes oignons, non ? J’avais eu de la chance dans la vie, ou en tout cas, assez pour m’offrir un toit et un porte-monnaie rempli alors que je ne savais rien de mon ancienne vie. M’écartant un peu trop de la réalité, je la rejoignis en croisant les bras sur le torse, cachant avec une certaine inconscience un petit logo que je n’assumais pas dans cette situation.

« Quant au mur, j’étais encore assez loin quand il s’est effondré. »

Tout simplement. Ou juste en dessous, le figeant quelques secondes pour éviter de mourir sous les dégâts de ma propre rage. Mais ça, il n’avait pas à le savoir. Bon sang, j’avais l’impression qu’il n’allait pas me laisser tranquille ou en tout cas, qu’il ne quitterait pas l’endroit, même en prenant ses distances avec moi. Pour mes excès de rage, c’était raté.

« Dans tous les cas, ce quartier n’est la place de personne. Je pensais être dans un endroit sans danger et sans personne, mais je me suis trompé apparemment. »

Peut-être était-ce un reproche. Peut-être pas. Après tout, chacun prenait mes paroles comme il le souhaitait, pouvant les interpréter à sa manière. Je disais ce que je pensais, au reste du monde de choisir leur sens. L’humain était une race trop complexe pour que je fasse des efforts avec. Et pourtant, j’en faisais partie. Le pire dans tout ça, était que je devais faire semblant de m’inquiéter pour mes semblables, comme ceux pouvant être sous les débris. Des amis à lui par exemple malgré le fait que je savais qu’il n’y avait personne, présent dans chacune des zones d’ensevelissement. Mais je devais faire semblant pour ne pas paraître encore plus étrange aux yeux de cet invité surprise. Je ne m’étais trompé qu’une fois. Pas deux. Il n’y avait que nous deux ici.

« Tu étais seul ici ou tu as des amis à toi ? Ça serait bête qu’on parte alors qu’il y a des personnes coincées… »

Parce que oui, je voulais qu’il parte. J’allais le raccompagner bien gentiment, lui faisant croire à une certaine égalité entre nous, lui faisant croire que moi aussi, je partais.

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MessageSujet: Re: L'égoïsme est propre à l'Homme Sam 9 Déc 2017 - 19:24









Son statut ? Oui, on pouvait appeler ça comme ça. Evidemment que rien ne pouvait interdire quiconque de venir dans un endroit pareil. Quoi que...N'y avait-il pas des banderoles de sécurité ou quelque chose du genre pour éviter que les gens n'aillent dans des lieux à hauts risques ? Le genre de chose auxquelles Jake s'en moquait éperdument bien sûr.

- Non, je n'ai jamais parlé d'interdiction, répondit Jake, mais tu fais tâche quand même.

Après, il avait sûrement ses raisons de venir se mettre en position fœtale au centre des ruines qui lui tombait limite sur la figure. C'était son problème et Jake se fichait un peu au final de ses raisons et même de son statut au final. Il ne faisait que des constatations, qu'elles soient plaisantes ou non. L'inconnu lui disait alors qu'il était encore assez loin pour éviter les dégâts du mur qui s'était effondré. Jake jeta un oeil aux débris concernés ainsi que le trou par lequel il avait pu passer suite à cet effondrement. Visiblement, lui et ce garçon n'avait pas la même notion de l'éloignement. Le jeune homme se tourna à nouveau vers l'individu qui poursuivait ses explications.

- Tu ne crois pas si bien dire. Je me sens plutôt dans mon élément ici. Alors un endroit sans personne, je me suis trompé également et sans danger, c'est le cadet de mes soucis.

Enfin, il parlait surtout du danger que représentait les bâtiments qui tombaient en miette. Jake considérait d'autres choses bien plus dangereuses que la résistance douteuse des lieux. Lui même se considérait comme dangereux et ça ne le rassurait pas qu'un individu se trouvait ici en même temps que lui. Pour le moment, rien ne semblait signaler que son pouvoir allait se déclencher et c'était tant mieux mais Jake se savait aussi imprévisible. Il n'avait pas tellement envie de faire de nouvelles victimes involontairement.

Mais le garçon étonna d'avantage Jake lorsqu'il lui demanda s'il avait des amis dans le coin, supposant qu'ils auraient pu se retrouver sous les décombres. C'était bien la première fois qu'on lui demandait ce genre de chose. Est-ce qu'il avait une tête à avoir des amis ?

- Aucun risque, je suis seul,
répliqua le jeune mutant, et pour continuer à l'être, je t'emmerderais pas plus longtemps.

Jake retourna sur ses pas, gardant un oeil de temps en temps sur le garçon rester en retrait. Il croqua finalement enfin dans son sandwich car c'était bien pour cela qu'il était venu ici non ? Cette fois-ci, au lieu de se poser quelque part pour ça, il préféra déambuler parmi les ruines, histoire de réellement s'assurer de sa solitude, outre la présence de l'autre adolescent qui était sûrement venu ici ronger son frein. Quoi d'autre sinon ?



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MessageSujet: Re: L'égoïsme est propre à l'Homme Lun 11 Déc 2017 - 11:55


l'égoisme est propre à l'homme
pv Jake
Une pointe d’arrogance, c’était amusant. Bon, un poil vexant peut-être. Je n’avais rien d’une saleté, j’en étais tout le contraire même. Je me sentais plutôt comme un éclat de propreté dans une étendue de tâche. Je préférais cette métaphore. Elle me correspondait plus, me semblait plus juste et tout autant imagée. Mais je m’abstenais. Je m’intéressais plutôt à ses réponses et sa dernière m’arracha un sourire. Il était seul. Bien sûr qu’il était seul. Une erreur, pas deux. Un intrus, pas un troupeau. Et celui-là, et bien, Il était bien. Loin d’être bête. Il était plaisant à ne pas avoir à jouer avec quelqu’un, il était plaisant d’avoir quelqu’un qui semblait avoir les mêmes envies que moi : être seul. Hôchant la tête quand il m’annonça vulgairement ne pas rester plus longtemps, je décidai de faire demi-tour à mon tour. D’une manière plus certaine que lui, doutant moins sur lui que lui-même sur ma personne. J’avançais. Je m’éloignais. Je faisais mon curieux finalement, me dégageant totalement du champ visuel de ce pauvre gars. Je me disais que profiter des systèmes d’ouvertures défectueux et me promener dans les ruines de la vie des anciens habitants pouvaient être sympathiques. En pensant cela, je m’aperçus que j’avais dépassé ma première rage et que je passais à l’étape suivante, comme si le chemin était tout tracé : Voir ce que la vie m’avait chanceusement donné. Comme l’optimiste que j’étais en temps normal, ou peut-être était-ce à force de vivre avec l’optimisme même, humanisée -ou poupéetisée- que me vint cette étape ?

Il y avait eu des vols. Des pillages. Ca n’était pas dur à remarquer quand je voyais les chambres des enfants « intactes » -si on ne comptait pas les débris perforant les lits- et des salons dont le rangement était très… Approximatif. Pressé. Ayant valsé, il y a peut-être quelques heures, ou quelques jours, voire quelques semaines. C’est presque machinalement que j’enjambais des cadavres d’animaux divers, des banals rats venus festoyés dans la misère de l’Homme, jusqu’au chat familial, abandonné face à la peur qu’avaient pu éprouver les familles. J’avais enjambé bien pire il y a quelques semaines.

J’aurai pu continuer d’observer la vue qu’il m’était donnée, là-haut sur mon perchoir, profitant du mur que j’avais fait effondrer quelques temps plus tôt. Le champ de ruines -qu’elles viennent de moi ou des précédents évènements- offraient un spectacle époustouflant par l’inédit dont il faisait preuve à mes yeux. C’en était hypnotisant, toute cette destruction. Ma léthargie aurait pu se poursuivre longtemps si des gravillons ne commencèrent pas à empoussiérer la pièce ou j’étais. Détachant mon regard du panoramique, mes sourcils se froncèrent face à l’ampleur que prenaient cette fuite, qui se transforma en diverses fuites, ci et là du plafond au-dessus de ma tête.

Un mur porteur. J’avais détruit un mur porteur. J’avais détruit le mur d’un appartement de plusieurs étages et j’étais allé dedans. Comme un idiot. Comme le plus bel idiot que la terre n’ait jamais porté, guidé par son arrogance et son envie de voir jusqu’où son pouvoir s’était étalé. Le poids des gravats commença à fragiliser mon propre sol avant qu’un morceau du plafond ne commence à tomber. Tel un domino bien trop dangereux, tout s’ensuivit, faisant fi de ma présence. La panique me prit, mes muscles se bloquèrent face au futur que mon cerveau imaginait déjà, coincé sous des tonnes d’éboulis au mieux, mort, au pire. Sous mon attente, se moquant de moi, mes pieds se dérobèrent en même temps que le sol, entamant une chute dans le vide. Mon cri était bloqué dans ma gorge, pourtant, mon visage suivait chacune des douleurs qui m’étaient données de ressentir, quand mon dos choquait des déblais qui me suivaient dans ma chute.

C’était ce genre de moment passant trop lentement, nous faisant vivre les moindres sensations de la situation, les moindres regrets, jusqu’aux plus infimes détails. D’habitude, on se laissait victimiser par ce phénomène. C’était ce que j’avais fait lors de la bataille sur les terres de l’institut. Peut-être était-ce cette pensée, me reliant à nouveau à une mort certaine, qui me fit réagir. Qui me permit de m’en sortir. Après quelques mètres de chute, mon dos se réceptionna contre quelques gravats, me faisant rouler entre, atténuant la vitesse de ma chute entre ces morceaux de mur en suspension. Le frein de cette dégringolade finit par des mains qui se lacérèrent en cherchant à s’accrocher à la vie, symbolisée par ces particules en suspension. Immobilisé parmi les anciens morceaux de mur quelques secondes, je sentais ma respiration rauque, témoin de cette chance que j’eus. Ne profitant cependant pas plus de cette chance inouïe, je me dépêchai de descendre -ou de dégringoler plutôt- sur les morceaux de mur me semblant assez gros pour me supporter. Mes jambes flageolantes, touchant la terre ferme, se dépêchèrent de s’éloigner de ce tableau en suspension, digne d’une nature morte. Il ne lui en fallut pas plus pour reprendre sa suite logique, à ce batiment, pour terminer de s’effondrer en beauté, offrant un tremblement de terre à m’en faire quasiment perdre mon équilibre. Mais j’étais sauf. Loin de lui, appuyé contre un édifice, qui, lui, était intact. J'étais sauf, certes, mais avec de trop nombreuses douleurs. Là, j’étais une tâche. Une tâche blanche livide parmi les tâches de sang qui avaient entaillée mes vêtements. Produisant elles-mêmes des tâches sur mes vêtement. Une tâche s’affaissant à terre, terrassée par toutes ces sensations, face à ma mutation qui venait de me vider de mon énergie, ne m’offrant qu’un peu de jus encore pour offrir à mon souffle une occasion de se remettre de tout ça. Mais pas assez pour laisser mes paupières ouvertes et conscientes.

[Un peu de drama hein Rolling Eyes ]

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MessageSujet: Re: L'égoïsme est propre à l'Homme Jeu 14 Déc 2017 - 21:01







L'expression du garçon face à lui ne passa pas dans l'œil d'un aveugle. Il avait souri en apprenant que Jake était seul. Etait-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Se sentait-il tout simplement rassuré d'être face à un seul gars au lieu de tout un gang ? A sa place, Jake ressentirait sûrement la même chose. Quitte à avoir une compagnie indésirable, autant qu'elle soit représentée par un seul individu. Bref, dans tous les cas, l'inconnu désirait vraisemblablement la même chose que Jake : avoir la paix. Quand deux personnes voulaient la même chose, c'était toujours plus facile de l'obtenir. Ainsi, Jake s'éloigna de lui et parti de son côté. Il disparut rapidement du champ de vision de l'autre jeune homme.

Il déambula un bon moment à travers les ruines, sans vraiment chercher un coin précis. Cette fois-ci, il voulait s'assurer qu'il n'y avait personne d'autre à part lui et l'inconnu rester en retrait. Mais pendant qu'il marchait dans les rues au béton explosé, Jake ne pouvait s'empêcher de se questionner sur l'étrange phénomène qui avait eu lieu au niveau du mur instable. Et puis ce gars-là, il avait l'air un peu louche en fait. Jake n'était pas quelqu'un qui analysait très finalement les personnes mais pour certaines choses, il savait reconnaître quelques types de personnes.

Bon, il semblerait définitivement qu'il n'y ai que deux paumés dans cette zone et c'était déjà suffisamment bien assez. La présence de l'autre garçon n'était plus trop un problème puisque ce dernier cherchait autant que lui la solitude et qui plus est, ne semblait pas tellement vouloir faire confiance à quelqu'un comme Jake. A Jake, ce n'était pas une offense, ça lui allait parfaitement. Parce qu'il n'avait aucune confiance à donner à ce gars-là.

Jake, après un bon moment à tourner en rond dans ce quartier dépravé, décida de se poser non loin d'un appartement tout autant en piteux état que le reste de la zone. Il s'assit sur un petit muret, sûrement vestige d'un mur plus grand, et pu enfin savourer son repas comme il se devait. Enfin, savourer, c'était un bien grand mot. En réalité, il avait pris l'habitude de manger toujours le plus vite possible au cas où un évènement imprévu serait susceptible de lui faire perdre sa prise. Question de prévention. Le but était de se remplir la panse avant tout. Savourer de la nourriture était un luxe qu'il ne pouvait pas risquer de prendre. Il englouti donc assez rapidement ce sandwich dérobé. Au moins il avait la panse remplie à présent. C'était un souci de moins. Il ne dirait pas non à une sieste quelque part à présent.

Mais soudain, le bâtiment derrière lui se mit à trembler sérieusement. Jake bondit sur ses jambes au moment où la bâtisse se déroba sous son propre poids. Jake écarquilla les yeux devant la catastrophe. Il décampa aussitôt tandis que de nouvelles parcelles de ruines ne se mirent à dégringoler en même temps que le bâtiment. Il sentait les plus petits morceaux lui tomber dessus, jusqu'à ce qu'un autre plus gros ne lui effleure violemment la tempe, manquant que de peu de l'assommer au passage, mais lui laissant une trace sanglante non loin de son œil. L'effet de fuite accordé par l'adrénaline lui offrit une atténuation de la douleur à ce moment-là, son cerveau étant trop occupé pour le moment. Il se jeta au sol pour esquiver l'une d'elle.

Mais très vite, le même phénomène qu'avant avec le mur se produisit. La chute des ruines se stabilisa dans les airs. Jake souffla. Une goutte écarlate s'écoula de son éraflure. Puis, à nouveau déconcerté par ce qui arrivait, il se remit sur ses jambes en observant plus attentivement les décombres en suspension. Malgré le danger évident qui émanait du lieu, sûrement sur le point de poursuivre sa chute, Jake ne put s'empêcher de laisser sa curiosité l'emporter pour retourner légèrement sur ses pas, fouillant les lieux du regard, espérant trouver une réponse à tout ça.

C'est alors qu'il le vit, le garçon de tout à l'heure, au milieu de tout ça. Ce dernier profita de ce moment sur pause pour quitter les lieux à son tour et juste après, l'effondrement reprit. C'était tout à fait comme avec le mur. L'inconnu, essoufflé par tout ça, se laissa aller à terre non loin de Jake. Soudain, les choses paraissaient plus claires. Jake s'approcha, scrutant les alentours comme pour vérifier son hypothèse.

- Serais-tu un…

Son regard se porta à nouveau vers les nouvelles ruines qui venaient de se former suite à cet effondrement. Etait-il un mutant ? Voilà la question qui voulait sortir. Il n'en voyait pas vraiment d'autres à vrai dire. Et cette fois-ci, tant pis s'il passait pour le dernier des arriérés. Dans un sens, ça n'allait pas le changer tant que ça de l'ordinaire.

- Tu es un mutant ?

Depuis qu'il avait rencontré John, il savait qu'il n'était pas le seul mutant à Jacksonville. Il avait toujours su qu'il n'était pas le seul mutant du monde, mais John avait été le tout premier qu'il rencontre de sa vie, sans compter sa mère. Il semblerait que la ville en abrite plus que ça…



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MessageSujet: Re: L'égoïsme est propre à l'Homme Mar 23 Jan 2018 - 14:20


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Je pensais avoir mal, mais ça, c’était avant. Avant que l’adrénaline ne s’estompe en même temps que mon rythme cardiaque beaucoup trop rapide qu’à son habitude. Ils s’accompagnèrent, comme deux fidèles camarades, m’abandonnant et me laissant en proie à la douleur. Alors ce que j’avais ressenti pour l’instant n’était qu’une surface, qu’une mince égratignure, qui s’ébréchait tout comme cet ancien batiment. Elle s’ouvrait, creusait, plongeant dans la totalité de mes muscles, délivrant une alchimie et déclenchant des courbatures dans chaque parcelle de mon corps. Bien que mes traits grimaçassent, finalement, face à la peur que j’avais ressenti, face à la compression à laquelle avait été victime ma poitrine, je souriais face à ces sensations de ce repos et de vie. J’allais moins faire le malin par la suite, je le savais, mais là, je profitais de cette chance inouïe. De la réussite de cette mission. La douleur et la fatigue me faisaient oublier ma rage, elles avaient vidé cette jauge et… ça faisait du bien. Un mal pour un mal qui devient un mal pour un bien. Quand je rentrerai, j’aurai droit aux foudres et à l’inquiétude de Kaze au lieu de la peur dans son regard et d’une culpabilité que je n’aurai su calmer avec de tels sentiments mauvais. J’étais rassuré sur ce point et j’aurai pu me laisser happer par Morphée et Eris si des pas ne se firent pas entendre pour la seconde fois dans la journée. J’abandonnais aussitôt mon sourire. Intrus ? Ange gardien ? Il ne valait mieux pas que ça soit la seconde proposition, ma colère risquait bien de revenir vu toutes les fois ou j’aurai eu besoin de lui à mes côtés. Faisant un effort assez considérable pour sortir de mes pensées et pour relever mes paupières, je réussissais cet exploit en même temps qu’une voix connue retentit. Par exténuation, je les refermais après avoir identifié le SDF de tout à l’heure.

Sa première tentative d’insinuation ne fut pas tant un échec que ça car elle réussit à me stresser. Je me laissais quelques secondes les paupières fermées avant de recommencer leur ouverture, usant cette fois-ci en plus de mes membres pour me relever. Pas de trop. Je roulais maladroitement sur le côté, laissant mon coude soutenir mon torse et ma tête. Mes yeux se posèrent sur mon bracelet que je comptais bien user si les choses tournaient mal avec ce garçon. Mais entre l’absence de la perle du bijou -empêchant donc mon retrait stratégique- et l’énonciation de ma race de la part d’un parfait inconnu potentiellement dangereux… Mon regard habité par des sursauts de douleurs se fit plus inquiet quand nos regards se croisèrent. Pas de conclusion hative. Je gardais mes poings serrés et fermés, les utilisant pour maintenir légèrement mon torse au-dessus du sol ou encore pour contempler du toucher quelques traces rouges sur mon visage.

« J’ai failli crever et tout ce que tu trouves à demander c’est si je suis un mutant ? »

J’avais beau être quelqu’un de solitaire et de renfermé, voire égoïste et égocentrique… Un tel comportement était agaçant. Moi-même je ne l’aurai pas eu. Mais le confort de la rue était peut-être la raison de ce… Manque d’humanité ? Lui en vouloir ? Pourquoi ? Il n’était qu’un simple inconnu que je ne reverrai jamais. Lui en vouloir lui accorderait de l’importance, chose que j’offrais à peu de personnes à vrai dire. Ca ne servait à rien d’en vouloir à quelqu’un ne faisant pas parti de ma vie. Lâchant un grognement face à un mouvement de mon corps, je pris une position assise plus confortable -et moins pitoyable- qu’avant, pressant mon avant-bras droit, endroit qui me tiraillait le plus. J’étais plus amené à pouvoir me défendre ainsi en cas de souci -si on oubliait mon corps en morceau- et il m’était plus facile de chercher ma perle. J’ignorai le garçon durant quelques secondes. Ouais, bon. J’aurai certainement besoin de lui pour la retrouver.

Je détachai ma main de mon avant-bras pour appliquer mon index sur mon propre visage, me faisant miroir à ce garçon.

« Tu saignes un peu là… »

J’avais envie de lui demander si c’était bel et bien l’effondrement qui avait créé cette blessure. Mais c’était une question bête. Tout comme m’excuser -pour n’avoir rien à me reprocher- affirmerait ma culpabilité dans tout ça. Bon. Ca n'était pas difficile pour lui de comprendre qu'il avait raison. Une autre question me vint, plus intéressante, qui mettrait un terme à la pression qui m’habitait. Un congénère ? Ou non ? Et même s'il l'était, cela m'assurerait-il de sa position dans les camps existants ?

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MessageSujet: Re: L'égoïsme est propre à l'Homme Dim 11 Fév 2018 - 16:39







L'inconnu avait l'air à bout de force et ne pouvait visiblement que saluer la maîtrise de son pouvoir pour être encore en vie avec ce qu'il venait de se passer. Ca faisait deux fois de suite qu'il manquait de se faire écraser par les ruines de ce lieu, aussi, il serait également légitime de se demander s'il n'était pas également la cause de leur effondrement ? Jake y avait songé, à cette éventualité, même s'il n'avait nulle preuve pour l'affirmer. Après tout, il était fort possible qu'il existe d'autres mutants que lui capable de détruire des choses. Et si c'était le cas de celui-ci –qu'il suspectait grandement d'être un mutant- est-ce qu'il détruisait davantage le quartier par désir ou par accident ?

Debout, non loin de celui qui était affalé au sol, épuisé et sortit tout droit d'une éventuelle mort, Jake l'observait un temps. Il n'était pas certain du tout de ce qu'il avançait en supposant avoir affaire à un mutant. Ca pouvait très bien être autre chose mais il ne s'y connaissait pas assez pour l'imaginer. Il prenait l'explication qu'il connaissait le mieux. A savoir, les mutants. Mais est-ce que cette découverte n'allait-elle pas poser problème ? L'autre lui en voudrait-il d'avoir étalé la vérité ? Jake savait mieux que quiconque le fait que les gens comme lui préféraient taire leur existence plutôt que de la crier sur les toits.

L'autre individu ne répondit pas tout de suite. Il resta un moment à terre, sûrement pour reprendre son souffle. Puis finalement, il se décida à se redresser. Jake fit un pas en arrière par prudence, sans lâcher l'inconnu du regard. Un regard qui se croisa dans celui de l'autre. Leur regard était à la fois identique et différent. Jake exprimait d'avantage le retrait, la prudence avec une touche d'intrigue. Il en était de même pour le jeune inconnu, quoi que celui-ci se baignait d'une part plus inquiète, rongé d'une goutte douloureuse. Mais en soi, les deux jeunes gens se montraient farouches l'un envers l'autre. Deux chats de gouttière qui venaient de se trouver en territoire neutre et qui s'hérissaient le poil l'un face à l'autre, sans savoir s'ils avaient affaire à un rival ou non.

N'importe qui aurait effectivement d'abord demandé à l'autre homme s'il n'avait rien de casser. Mais sans être insensible à autrui, Jake n'en restait pas moins d'attitude qui se voulait lointaine face aux autres. Le moins de contact possible, et le moins d'attachement. Aussi, ce n'était pas un inconnu qui allait faire sortir en lui le moindre sentiment altruiste. Surtout que la personne en question était toujours vivante, bien qu'un peu malmenée par ce qui venait de lui arriver, certes. Et même si cet homme serait mort devant lui, ce n'était pas Jake qui allait pleurer sur son sort. Il se serait contenté de fuir la scène, de peur d'être impliqué. Bien qu'il ait sûrement été horrifié d'avoir assisté à la mort de quelqu'un, ça se serait vite oublié.

- T'as l'air d'aller encore assez bien pour râler, répliqua néanmoins le jeune homme.

S'il était si mal que ça, il ne se permettrait sûrement pas de dire ce genre de chose à un individu qu'il craignait un minimum. Enfin, c'était là l'hypothèse de Jake, et la seule qui pouvait le rassurer un minimum sur ce que lui-même pouvait risquer face à l'inconnu. Si ce dernier était effectivement capable de détruire des trucs ou de faire quoi que ce soit avec des éboulis –pour être honnête, Jake ne savait pas du tout ce qu'il devait penser de la capacité de ce gars là-, il y avait de quoi s'en méfier encore un peu. A la remarque de l'individu, Jake de passa la main à l'endroit où il sentait effectivement un liquide encore chaud fuir sa veine le long de son visage. Il y retrouva ses doigts rougit par le sang. Une blessure qu'il jugeait néanmoins superficielle. Il avait connu pire. Bien pire…Aussi, son attention se reporta rapidement sur l'autre personnage lorsque celui-ci lui demanda ce qu'il était. La question s'avéra être effectivement un peu plus légitime.

Pourtant l'inconnu avait lui-même esquivé sa question du coup. Mais pour une question aussi simple que celle-ci la réponse ne l'était pas autant pour Jake. Il haïssait plus que jamais sa nature mutante et il n'était jamais facile pour lui d'avouer ce qu'il était vraiment. Cette nature qui avait fait de sa vie un enfer, elle était comme un fardeau pour lui. Le jeune New-Yorkais fronça légèrement les sourcils en y songeant avant de répliquer sur un ton encore plus froid :

- Je ne suis rien du tout, t'as pas besoin de le savoir.

Jake pouvait se montrer un peu curieux mais dès que la conversation se retournait sur sa personne, il se refusait généralement à l'entretenir. Il n'aimait pas parler de lui-même pour des choses évidentes, surtout à des inconnus.




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