♥ Welcome Invité sur Institut Parker ♥ N'oubliez pas de créer des liens, topics sans oublier des sujets si vous voulez que le forum marche ♥ N'hésitez pas à surveiller les diverses annonces et new. N'hésite pas à te connecter sur la Chat Box le staff y est souvent ♥
♥ Welcome Invité sur Institut Parker ♥ N'oubliez pas de créer des liens, topics sans oublier des sujets si vous voulez que le forum marche ♥ N'hésitez pas à surveiller les diverses annonces et new. N'hésite pas à te connecter sur la Chat Box le staff y est souvent ♥

Partagez|

Deux étrangers au bout du monde, si différents

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Nick Tsumi
avatar
Admin ₪ Elève


MESSAGES : 91
POINTS : 1191
AGE : 53
CELEBRITE : Froy Gutierrez
DATE DE NAISSANCE : 27/07/1964
ARRIVE LE : 02/01/2017

MessageSujet: Deux étrangers au bout du monde, si différents Jeu 21 Sep 2017 - 11:09


Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes mais pourtant...
Cette future rencontre était plutôt étrange. Combien y avait-il de probabilités pour que cela arrive ? Proches de zéro, mais tout de même imaginable. Avec tout ce surnaturel autour de moi, j’avais cru bon de croire en un ange gardien dont l’identité était une amie d’enfance morte par ma faute. J’y avais cru, peut-être parce que ça m’aurait soulagé de la savoir auteure d’une seconde vie, et encore mieux, à mes côtés. Mais au final, la personne qui avait appelé les pompiers et qui m’avait sauvé la vie n’était qu’un humain. Ou qu’un simple vivant en tout cas. Ça n’était pas Rima. J’avais l’impression d’avoir à nouveau perdu un but. Depuis mon réveil, malgré mon absence de souvenirs, je m’étais mis en tête de retrouver mon amie chère. Et en apprenant la réalité, je n’avais plus rien vers quoi avancer. Je retournais à cette vie sans but. A cette errance. Cela semblait superficiel aux yeux des autres mais le fait de la perdre une seconde fois m’était difficile. Je m’étais raccrochée à celle seule personne dont l’identité ne m’était pas inconnue. Mais je devais avancer. Et rencontrer cette personne bien réelle. Je devais m’accrocher aux vivants et non aux fantômes. Je n’aimais pas me l’avouer mais ma psychologue avait raison sur ce point.

Je me souvenais encore du visage de cette élève quand elle vint me voir, avec un sentiment à la fois heureux et manquant de confiance. Avec son accent espagnol et un américain maladroit qui me décrocha un sourire avant que je ne lui propose de parler dans notre langue. L’élève peu sûre d’elle dans ses propos devint une véritable explosion linguistique et me conta sa découverte : l’histoire de son patron ayant sauvé un motard il y a quelques mois de cela, à l’embranchement de l’avenue LaVilla, en pleine nuit. Moi-même, je fus perdu, ne sachant pas réellement quelles émotions s’échappaient de moi. En ce moment-même encore, sur le chemin du lieu de travail de ce fameux Félix, c’était encore confus. J’avais peur de lui offrir des sentiments négatifs. Comme si j’étais capable de lui en vouloir d’être bien réel et de m’enlever cette résurrection. Je devais pourtant lui être reconnaissant, sauveur de mon souffle… et responsable de cette nouvelle errance de ma part. J’aurai pu lui reprocher, par sa faute, ma nouvelle solitude. Mais la présence de Kaze dans ma vie et mon attachement pour elle m’empêchait d’oser y penser. Je n’étais pas seul. Mais mon cercle de personnes importantes ou juste connues venait juste de réduire.

Je voulais juste le remercier. C’était une chose qui se faisait, qui était normal. C’était même le minimum. Et j’étais parti pour n’offrir que ça, ne voulant pas rester plus longtemps que ça avec lui, de peur que ma rancœur ne s’échappe. La présence de la petite Antonella m’inquiétait aussi, ne voulant pas la décevoir si mes mots dépassaient ma pensée. C’est pourquoi je priais intérieurement, ma main restant accrochée à mon escapulario autour de mon cou par détresse. Je n’aimais pas ce genre de situation, offrant la possibilité à mon pouvoir de prendre le dessus sur moi. C’était l’une des raisons pour lesquelles je comptais abréger mes remerciements.

Mes yeux -bien que l’un d’eux mentait- scrutait un mur du magasin de tatouage, rempli de photos. J’observais le numéro de rue pour vérifier une dernière fois. Antonella ne m’avait pas réellement parlé du concept de la boutique. Je n’avais pas été curieux mais finalement, j’aurai pu y penser étant donné la mutation de la brune. Ca me paraissait logique. Mais ce n’était pas pour autant que j’appréciais cette mode. Je préférais les peaux naturelles à celles recouvertes de dessins, chef d’œuvre ou pas. J’admirais tout de même les modèles qui m’étaient offerts et possibles de voir et c’est bien pour la beauté des traits que je restais figé devant ceux qui m'étaient accessibles depuis l'extérieur. Peut-être essayais-je de repousser au maximum l’entrevue, n’ayant toujours pas trouvé quoi dire à part un simple et pauvre merci sans réellement le penser. Par formalité. Et j'arrivais apparemment parfaitement à éloigner cet échange.

code by bat'phanie

•••••••••••••••••••••••••••••••••••

RP disponibles avec Nick : 1/2  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Félix Norton
avatar
Membre ₪ Humain


MESSAGES : 91
POINTS : 658
AGE : 27
CELEBRITE : Dawid Auguscik
DATE DE NAISSANCE : 17/02/1990
ARRIVE LE : 31/05/2017

MessageSujet: Re: Deux étrangers au bout du monde, si différents Dim 24 Sep 2017 - 17:20



deux étrangers au bout du monde, si différents

Nick Tsumi



Quand bien même son air hautain pouvait faire croire au contraire, Félix était bien loin de se désintéresser des humains. Il pouvait même se vanter d'être plus serviable que la plupart des gens aux allures bienveillantes. Lui,
n'attendait pas que la main vienne vers sa personne, il tendait sa paume bien avant. Un exemple tout bête fut lorsqu'il rencontra Leigh, une demoiselle peu commune qui subissait, comme beaucoup d'autres avant elle, du harcèlement de rue. Le tatoueur n'avait pas fermé les yeux sur cet événement désespérant,
mais lui avait ouvert les portes de sa boutique en attendant que la tension sexuelle des inconnus écervelés se calme. Son quotidien était fait de ces petits gestes qu'il ne comptait même plus, et qui manquait même parfois -souvent-
de reconnaissance. Mais qu'importe ses actes, une majorité restait fixée sur ce qu'il dégageait, c'est-à-dire ce, soi-disant, mépris.

Félix faisait cependant la différence entre ces petits gestes qu'il inscrivait dans son devoir d'être humain et dont il excusait, avec un peu de mal,
l'absence de réaction d'autrui, et ces plus gros gestes qu'il se tuerait de ne pas accomplir. Bien sûr, appeler les pompiers lorsqu'il était témoin d'un accident en faisait parti. Il ne s'était pas éternisé à prendre des nouvelles du blessé, pas par manque d'empathie, mais parce que cet homme à terre était un inconnu. Il le laissait entre de bonnes mains, et ne cherchait pas à se montrer en héro, en revenant vers lui le torse bombé annonçant qu'il était l'une des raisons pour lesquelles il pouvait encore respirer.

Suite à ça, l'artiste avait continué de vaquer à ses occupations sans trop y repensant, absorbé dans son travail qui lui vidait la tête. C'était une fois débarrassé de toutes activités, souvent le soir, qu'il se demandait tout de même si ce coup de fil avait pu sauver une vie. Mais la fatigue liée au rythme du jour le faisait s'endormir trop vite pour y songer plus sérieusement. De plus, avec cette nouvelle recrue dans son shop, il trouvait beaucoup plus de raison de se reposer. Oh, elle était talentueuse et même si c'était beaucoup de contrainte que de l'avoir, elle savait aussi se montrer d'une grande aide. Mais, il fallait avouer que par moment, elle se montrait plus chiante que douée.

Ce jour-là Félix n'allait pas avoir beaucoup Antonella dans les pattes, normalement. En effet, voilà quelques mois qu'un client avait pris rendez-vous pour une pièce dans le dos, très imposante. Ils avaient ensemble commencé les tracés, et ce pendant plusieurs heures consécutives. Aujourd'hui, c'était autour des ombres de se tatouer. Et le remplissage n'était pas de tout repos. L'artiste avait pris soin de se boire quelques cafés un peu avant, histoire d'être sûr de tenir la route. Il ne s'en faisait pas pour l'homme qui allait recevoir son art,
ce-dernier en était habitué et savait tenir le choc sans sursauter à chaque douleur, ce qui rendait le boulot bien moins compliqué.
Sans plus attendre, le presque trentenaire c'était donc mis à la tâche, et après quelques heures, il y était toujours...
Avant quoi, il avait subtilement laissé un message à Anto : un balai et une balayette contre le mur. En espérant qu'elle comprenne que ça lui était destiné.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nick Tsumi
avatar
Admin ₪ Elève


MESSAGES : 91
POINTS : 1191
AGE : 53
CELEBRITE : Froy Gutierrez
DATE DE NAISSANCE : 27/07/1964
ARRIVE LE : 02/01/2017

MessageSujet: Re: Deux étrangers au bout du monde, si différents Lun 16 Oct 2017 - 8:29


Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes mais pourtant...

Je restais planté là. Une minute. Cinq. Quinze peut-être. Il y avait tellement d’œuvres à inspecter, à comprendre. Du moins pour celles qui étaient le plus proches de la vitre. Ma curiosité malsaine me poussait à chercher dans chacun des tatouage son histoire et sa signification. Mes pensées dérapaient et partaient tantôt sur la douleur que cela engendrait chez le client, tantôt sur la douleur musculaire du tatoueur, destiné à rester quasi immobile durant des heures selon son œuvre. Devant ce métier qui m’était quasiment inconnu, je me posais désormais des tonnes de questions desquelles j’affublerai Antonella dès que l’on aurait le temps de discuter. Les occasions n’étaient pas rares mais avec nos caractères assez similaires au niveau de notre envie de solitude, nous n’avions jamais réellement eu une conversation plus profonde que notre dernière. Qui n’avait pourtant duré que cinq pauvres minutes. En plus de nos caractères réservés, j’avais peur d’entacher plus que ça son amitié avec son meilleur ami qui ne m’aimait aucunement. Enfin. Tout ça, c’était bien avant la bataille. Depuis, beaucoup d’élèves se montraient plus tendres envers moi. Comme si le fait de combattre cette organisation leur avait rappelé les réelles limites du bien et du mal. Comme si cet évènement les avait ramenés sur terre en supprimant toutes les bêtises de la race humaine, ainsi que tous leurs états d’âmes facultatifs. Ça n’était pas plus mal d’un côté.

L’alarme de ma montre me rappela à l’ordre, passant d’une heure à l’autre. Après un coup d’œil rapide m’offrant un élan de courage, j’offris une dernière inspection aux derniers dessins que je n’avais pas eu le temps de contempler plus que ça et me dirigeai vers la porte que je poussais presque timidement. Je n’aimais pas me retrouver dans un milieu inconnu. Finalement, peut-être que la présence d’Antonella aurait été préférable. M’offrant un dernier encouragement, mon corps s’avança et bientôt, la porte se referma derrière moi.

Au final, je n’avais pas l’impression de découvrir l’endroit. La devanture invisible de la boutique m’en avait déjà pas mal montré. L’ambiance et le style étaient assez clairs et agréables à inspecter. La pièce était vide et je croyais entendre le bruit de l’appareil pour tatouer. La comparaison avec le bruit d’une brosse à dent électrique me vint en tête, me faisant doucement sourire jaune. Cet univers me déplaisant tant par son concept et m’était tellement inconnu que j’essayais de le rattacher à mon quotidien pour me réconforter. Pour me donner le courage d’aller au bout des choses. J’y étais presque. Si n’en était que je devais trouver le fameux Félix. Me remettant de mon ancienne contemplation, cette pensée tourna ma vision vers une pièce tout au fond, d’où venait le bruit, précisément. J’y voyais un homme, concentré à sa tâche. Et à mes yeux, il représentait le pur stéréotype du tatoueur : avec beaucoup de tatouages. J’aimais la discrétion d’Antonella à ce niveau-là. Elle et cet homme étaient bien différents. Je me demandais si c’était bien le fameux Félix, le patron de la boutique. Je ne savais pas s’il y avait d’autres employés que la mutante brune. Préférant rester silencieux, je poursuivis ma précédente contemplation en me rapprochant du mur. Seuls mes pas pouvaient -ainsi que la porte, il y a quelques secondes- alerter l’homme. Je le laisserai venir à moi. S’il venait. Si c’était bien mon sauveur du moins. Si je n’attendais pas longtemps. Ma conscience me sommait d’être patient, par politesse.

code by bat'phanie

•••••••••••••••••••••••••••••••••••

RP disponibles avec Nick : 1/2  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Félix Norton
avatar
Membre ₪ Humain


MESSAGES : 91
POINTS : 658
AGE : 27
CELEBRITE : Dawid Auguscik
DATE DE NAISSANCE : 17/02/1990
ARRIVE LE : 31/05/2017

MessageSujet: Re: Deux étrangers au bout du monde, si différents Jeu 2 Nov 2017 - 14:07



deux étrangers au bout du monde, si différents

Nick Tsumi



Les mouvements de Félix ne reflétaient que de l'assurance, à force de travailler, le tatoueur avait su faire décamper de ses gestes la moindre ombre de stress et d'incertitude. Bien sûr, ça n'avait pas été l'accomplissement d'un jour, il pouvait encore se rappeler son premier client. A cette époque, comme si elle était si éloignée, les boutiques ne recevaient qu'une majorité d'homme. Ou du moins une plus grande majorité qu'actuellement. Son premier cobaye avait donc été un homme en pleine crise de la quarantaine, qui n'avait aucune affinité avec cet univers de base, mais qui sur un coup de tête avait décidé de se faire encrer la peau. Un lion. Un putain de lion. Qu'il avait les traits tremblants, ce féroce animal. Mais si l'homme, qui n'y connaissait rien, avait laissé passer cette erreur, ça n'avait pas été le cas de son mentor. Félix n'avait pas reçu d'engueulade, le grand bodmodeur qu'était son professeur savait très bien que les débuts se passaient ainsi. A la place, il avait simplement pointé du doigt chaque défaut, et à condition que le jeune brun n'en tienne compte et les corrige au plus vite, il pouvait continuer d'utiliser son dermographe. Depuis, il en avait tatoué d'autres, des crinières flamboyante, mais avec toujours plus de professionnalisme.
Sa réputation, ses pages dans des magazines reconnus de bodmod, sa clientèle fidèle, Félix ne les avait pas volé. Loin de là. Il n'y avait qu'un boulot acharné, une passion et de l'envie. Peut-être aurait-on pu ajouter une dose de talent, si l'on y croyait, c'était une question épineuse chez les artistes.

En plein travail, le salarié essayait de finir rapidement, sans pour autant bâcler -dois-je vraiment le préciser- sa pièce. Ce n'était pas parce qu'il avait pu entendre la porte s'ouvrir et se refermer que Félix montrait tant de hâte, mais parce qu'il pouvait sentir la peau de son client se fatiguer. Et ça, ça rendait le boulot bien plus compliqué non seulement pour tatouer, mais aussi pour que l'encre pénètre bien.
Les intrusions dans sa boutique lorsqu'il était à son dermographe étaient loin d'être sa priorité. Les choses se déroulaient ainsi : s'il savait qu'il finirait dans encore plus d'une heure, Félix allait rencontrer la personne, lui demandant de patienter et offrant par la même occasion un peu de repos au tatoué. Si au contraire, comme là, il approchait de la fin, il était plus judicieux de continuer sans même porter un regard au nouvel arrivant. La patience était une qualité que bon nombre devrait s'accaparer.

Le bruit des vibrations finirent par se taire, au bonheur de leurs oreilles. Certains portaient des bouchons, afin de ne pas trop fatiguer leur ouïe, mais ce n'était pas dans les habitudes du patron de Feel'Ink qui préférait être entièrement à l'écoute de son cobaye. Au grand malheur de son audition.

Quelques instants encore plus tard, les deux hommes sortirent enfin de leur pièce pour rejoindre le comptoir. Entre temps, un salut de la tête fut porté à l'égard de l'inconnu, qu'il n'avait su reconnaître.
Quelques paroles furent échangée, les mêmes que d'habitude, on parlait de cicatrisation, d'exposition au soleil, de baignade interdite, d'hydratation, de nouveau rendez-vous, et enfin sur des salutations le client joyeusement tatoué s'en alla.

Félix referma la porte derrière lui, et vint se poster devant son ordinateur.

- Désolé pour l'attente, je suis à toi dans quelques secondes.

Quelques cliques se firent entendre, des tapotements sur le clavier, un gribouillage sur un carnet, et enfin la tatoueur s'accouda au comptoir en regardant le jeune homme.

- Je t'écoute !

Bon... il n'était pas un mauvais bougre d'avoir oublié son visage. Ils s'étaient rencontré -enfin, quelle rencontre...- de nuit, alors que cet inconnu était au sol, et actuellement la fatigue jouait aussi beaucoup sur sa mémoire. C'était éprouvant de rester assis et concentré, les yeux fixés sur une même cible, pendant des heures !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nick Tsumi
avatar
Admin ₪ Elève


MESSAGES : 91
POINTS : 1191
AGE : 53
CELEBRITE : Froy Gutierrez
DATE DE NAISSANCE : 27/07/1964
ARRIVE LE : 02/01/2017

MessageSujet: Re: Deux étrangers au bout du monde, si différents Jeu 30 Nov 2017 - 20:56


Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes mais pourtant...

Je me reperais au loin de l’avancement du travail du tatoueur par les bruits de vibrations de son appareil, me faisant de moins en moins impliqué dans la découverte des tatouages existants et immortalisés sur feuille. La fin de ce vacarme permanant pris fin et des bruits de pas se rapprochant confirmèrent la fin du dur labeur que tout ça devait être. J’avais beau ne pas apprécier tout ça, je ne pouvais ignorer le travail que cela demandait, aussi bien au professionnel qu’à son client. Je chuchotai même un bonjour accompagné du même salut de tête que m’offrit l’employé. Voyant que la conversation ne serait toujours pas d’actualité, je repris mon attente mais cette fois, montrant clairement mon intérêt pour les paroles données. Cette science était intéressante et je n’en perdis pas une miette. A cet instant, je devais ressembler à un adolescent allant présenter son envie de se faire tatouer. J’en souriais intérieurement, j’avais tellement l’impression de ne pas ressembler à la personne que voyaient les gens autour de moi. J’avais appris à m’en amuser au lieu d’en être perdu. Mon corps tout entier mentait, voilà comment je me voyais. Comme un usurpateur qui n’était pas à sa place. Je poursuivis mon attente qui fut encore une fois repoussée, c’était au tour de l’ordinateur. Woah. Ce monde était étrange. Mais je laissais faire. Peut-être avais-je face à moi mon sauveur. J’essayais de rester sur cette pensée, avant de me rappeler qu’il y a de cela quelques minutes, je le présentais comme mon bourreau. Ou plutôt, comme mon contre-bourreau. Qui finit enfin par m’offrir son attention.

En fait, je ne m’étais pas préparé. Sur le chemin, je me moquais de possible dialogues d’ouverture mais me moquais ouvertement de moi et de cette situation grotesque. Mais maintenant, que j’étais certainement face à lui… Peut-être n’était-ce pas le fameux Félix au final et que j’avais encore le temps de me préparer ?

« Je cherche Félix Norton. » commençai-je par le plus simple des commencements. A voir sa tête et à ses paroles, il confirma ce que je craignais : C’était lui et je n’avais plus le temps de rien. Je paniquais. Cloitrant mes points serrés dans mes poches en relevant mes épaules et enfouissant mon cou dans ma veste, je me raclai la gorge, mal à l’aise. Je pouvais presque ressentir mes joues s’empourprer devant cette situation gênante.

« Je m’appelle Nick Sanchez. Je suis un… Une connaissance d’Antonella Tsumi, votre … Stagiaire, si j’ai bien suivi. » Je tournais autour du pot, bégayant comme un adolescent venant de connaitre un coup de foudre devant cet homme. Là, j’en rigolai moins. J’avais l’impression de ne pas être propriétaire de ce corps. Ni de cette identité. Cherchant quelques secondes mes mots, je finis par accrocher totalement le regard de ce type, fonçant finalement.

« C’est vous qui avez appelé les pompiers le soir de mon accident, il y a quelques mois et… » Je bloquais. Encore. Je finis par soupirer et je me sentis enfin être moi-même quand la suite sortit :

« Et je ne sais pas quoi dire d’autre à part un « merci » qui semble légitime. Même si d’un côté, si vous étiez parti sans appeler les secours, ç’aurait pu se retourner contre vous. Donc au final je ne sais même pas si je vous dois la vie parce que vous n’avez fait qu’une banale obligation de citoyen ou si ça venait vraiment de vous. » Je partais loin, trop loin, mais j’avais besoin que ça sorte. Je n’avais pas d’amis et le peu de proches que j’avais, je ne voulais pas les faire fuir avec ce genre de pensées bizarres. Je me frottais le visage après quelques secondes à me maudire, les yeux clos. Puis je repris.

« Donc… Merci. Je sais que j’ai l’air bizarre mais la situation l’est en elle-même. Je connais plein de façons pour remercier quelqu’un d’habitude mais remercier quelqu’un qui m’a sauvé la vie avec un café, je trouve ça… Nul. »

Ca y est, j’avais dit le plus dur. Je me sentais mieux après lui avoir raconté que tout ça, était juste bizarre. Avant qu’il ne reprenne la parole, chose pour laquelle je ne lui avais pas laissé le temps durant tout mon discours, je finis par lâcher un :

« Et désolé. Pour tout ça. C’est gênant. Aussi bien pour vous que pour moi. »

code by bat'phanie

•••••••••••••••••••••••••••••••••••

RP disponibles avec Nick : 1/2  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Félix Norton
avatar
Membre ₪ Humain


MESSAGES : 91
POINTS : 658
AGE : 27
CELEBRITE : Dawid Auguscik
DATE DE NAISSANCE : 17/02/1990
ARRIVE LE : 31/05/2017

MessageSujet: Re: Deux étrangers au bout du monde, si différents Dim 3 Déc 2017 - 15:40



deux étrangers au bout du monde, si différents

Nick Tsumi



Quand il fut enfin disposé à l'écouter, Félix ne pouvait tout de même cacher son impatience face à cet inconnu. Ce-dernier n'allait pas droit au but, et la fatigue jouant, le tatoueur manquait cruellement de patience à cet instant. Il prenait cela dit sur lui afin de se montrer le plus agréable possible. Entre autre, c'est-à-dire que son visage restait aussi hautain qu'à son habitude. Chacun faisait comme il le pouvait...
Il l'aimait bien, sa face de petit con qui savait faire le tri dans son entourage.
Un ami d'Antonella donc ? En premier lieu il fallait avouer que l'homme crut, à tort bien sûr, que sa stagiaire adorée lui avait envoyé un boulet en quête de son premier tatouage. Un rapide coup d'oeil sur le personnage lui avait très vite permis de voir qu'il n'était pas de ce monde-là. Les novices... Il ne les aimait pas vraiment. Rare étaient ceux ou celles qui arrivaient à monter dans son estime. Il fallait tout leur apprendre, et supporter leurs sursauts à chaque coup d'aiguille et parfois même leur manque d'assiduité dans leurs propres soins. Quelle merde.
De bégaiement en bégaiement, on arrivait progressivement à déceler le noyau du message qui était tout autre que sa première impression -à son plus grand bonheur finalement-. Félix pouvait se féliciter de ne pas l'avoir rembarré dès le début et d'avoir su attendre d'être à la suite de ses mots. "Ne pas faire du suppositions", disait une de ses règles de vie. Si, malgré tout, il avait enfreint cette-dernière, l'on pouvait le féliciter de ne pas avoir concrétiser sa croyance en coupant la parole de cet adolescent.

Le visage du bodmodeur s'illumina presque lorsqu'il compris qui était ce garçon un peu gauche en face de lui. Ce ne fut que de courte durée, car l'attitude de celui-ci changea et lui donna presque l'impression de se manger un à reproche non mérité. Pas de suppositions, ne l'oublie pas...
Oui, c'était vrai, appeler les secours étaient dans ses devoirs de citoyen, et en le faisant il évitait tout un merdier de non-assistance à personne en danger. Mais c'était tout de même lui, pas en tant que civil, mais en tant qu'être humain qui avait attrapé le téléphone. Bien sûr, il ne pouvait pas le deviner. Pourquoi se prenait-il la tête avec ce détail alors qu'il pourrait se satisfaire de formuler des remerciements et de repartir jouir de cette vie sauvée ? Qu'il était prise de tête ...

Pour tout dire, cette situation était inhabituelle, en effet, mais loin d'être bizarre ou gênante à son goût, quoique Nick ne semblait pas des plus à l'aise.
Quand il eut fini de parler, Félix retint deux choses : un "merci" et un café bien mérité en bonne compagnie. Bon, il ne le connaissait pas assez pour pouvoir en juger, mais ce côté timide, et en même temps un peu brute à remettre en question ses motivations sans le connaître, donnaient un mélange plutôt amusant. Puis, il fallait l'avouer, ce jeune Sanchez ne manquait pas de beauté.

- Tout ça pour si peu, tu aurais pu aller droit au but plus rapidement. Il avait le don de mettre encore plus les gens à leur aise... ou pas. Au cours de cette soirée, Nick n'allait certainement pas être le seul à tenir des propos brutaux.

Il retira son coude du comptoir et attrapa un trousseau de clefs et sa veste.

- Un café ça me va très bien, je ferme la boutique pour aujourd'hui de toute façon, alors si tu veux faire ça maintenant c'est possible. S'avançant vers la porte, il fit tout de même une pause puis se retourna pour regarder le jeune homme tout en tenant la poignée pour maintenant l'issue ouverte, donnant sur une rue calme à cette heure.A mon sens, la seule chose bizarre c'est de remettre en question si ouvertement les motivations qui ont pu pousser quelqu'un à sauver ta petite vie. Mais je peux le comprendre. Pas de quoi ! Répondit-il enfin à ses remerciements. Ce n'est pas pour autant qu'il donna réponse à ce mystère. Ce serait trop facile venant de lui... Un côté un peu joueur, peut-être ? Qu'il aimait laisser des doutes, donner la liberté aux autres de croire ce qu'ils ou ce qu'elles voulaient de lui.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nick Tsumi
avatar
Admin ₪ Elève


MESSAGES : 91
POINTS : 1191
AGE : 53
CELEBRITE : Froy Gutierrez
DATE DE NAISSANCE : 27/07/1964
ARRIVE LE : 02/01/2017

MessageSujet: Re: Deux étrangers au bout du monde, si différents Mar 5 Déc 2017 - 14:52


Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes mais pourtant...

Le dernier mot. Voilà ce que j’attendis. De terminer de prononcer le dernier mot de ma phrase avant de dénier baisser le regard. J’avais l’habitude d’arriver à soutenir facilement ceux des personnes avec qui j’échangeais. Mais après tout ça, je me sentais bête. Peut-être que même sans ce monologue finalement, je n’aurai pas réussi à lui tenir tête parce qu’il fallait le dire, il avait ce genre de prunelles fixatrices et malaisantes, celles que l’on me reprochait beaucoup à moi-même sans que je ne le veuille.

Libérant la pression que j’exerçais avec mes poings, je soupirai et relevai la tête avec un air renfrogné et accusateur quand il me reprocha mon approche. Superbe. Peut-être l’avais-je cherché en remettant en cause son humanité. Bon, éventuellement, je pensais l‘avoir bien cherché et c’était bien pour ça que je ne le traitai pas d’abruti avant de partir, ayant balancé mon message principal. Je finis par reprendre le contrôle de mon visage, retrouvant son marbre d’antan. Peut-être relevai-je un peu trop la tête, comme pour lui dire que je ne regrettais pas tout ce que j’avais dit -même si c’était faux-, gardant la tête finalement haute face à sa critique. Je tentai même un haussement d’épaule. La fierté m’habitait peut-être un peu trop, tout comme la franchise. Il ne fallait pas m’en vouloir pour le coup, ces derniers moi à l’institut n’avaient fait que forcer ce côté-là de ma personnalité. Peut-être les avaient-ils même créés, qui sait ?

Un café donc ? Maintenant ? J’avais dû mal m’exprimer peut-être. Ça n’était pas convenable. C’était misérable, voire pathétique comme remerciement. Je voulais plus, aussi vexant avait-il pu être avec moi. J’étais prêt à me reformuler et à m’activer pour trouver des remerciements physiques plus poussés mais ce Félix ne me laissa pas en placer une. Dieu que je n’aimais pas ce genre de caractère. Je ne savais juste pas si c’était suite à nos premières phrases échangées ou si c’était dans ma nature de ne pas aimer… Un homme comme moi, peut-être finalement. Avec une certaine brutalité et franchise. Bien. S’il ne souhaitait qu’un café, ça n’était pas moi qui perdait dans cet échange de formalité. Je pivotais sur moi-même, le suivant du regard pendant qu’il ouvrait la porte, accélérant notre pause. Entamant quelques pas en sa direction, je me figeai devant lui, quand il remit en question à nouveau mes paroles. Je grinçai des dents. Tout bonnement insupportable.

« Je n’aime pas être hypocrite. Je préfère faire savoir ce que je remercie réellement dans l’acte. » balançai-je avant de reprendre ma marche et de m’extirper de son salon. Finalement, il n’y avait pas eu Antonella. Peut-être aurait-elle rigolé de nos premiers mots échangés. Et m’aurait calmé.

« Au risque de me faire passer pour un critiqueur n’approuvant pas le choix d’emplacement de votre boutique, les meilleurs cafés, pour moi, se situent à Southside. Sinon il y a la Flamingo Lake Cafe dans le coin qui peut être sympa. Je vous laisse le choix de la qualité de vos remerciements. » Sans aucune prétention. Peut-être un peu. Beaucoup même. Mon habituel accent sec ressortait, faisant un effort de langage dans notre échange. Bon, certes, il était habitué à avoir des discussions avec Antonella, mais pas question de me reposer sur la médiocrité de son anglais pour me sentir supérieur. Quoi dire d’autre ? Je ne savais pas. Je n’avais pas d’imagination. Ou en tout cas, pas dans ce genre de circonstances. Vous passiez souvent par l’endroit où j’ai failli mourir ? Il n’y avait pas trop de sang, ça allait ? Bon dieu, j’aurai pu lui offrir une boite de chocolat que toute cette mascarade en aurait été moins pathétique. Mon regard s'attardant jusqu'à présent sur les alentours de la boutique, mains dans les poches, je finis par encore plus regretter ma proposition de café. Ce gars était du genre à acheter du café moulu premier prix pendant que je me ferai importer la meilleure machine du marché pour déguster le plus subtil des arômes. Nous n'étions en aucun cas sur la même longueur d'ondes à mes yeux, vu l'étrange contraste physique qui pouvait s'abattre aux yeux de chaque passant. Alors mentalement...

code by bat'phanie

•••••••••••••••••••••••••••••••••••

RP disponibles avec Nick : 1/2  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Deux étrangers au bout du monde, si différents

Revenir en haut Aller en bas

Deux étrangers au bout du monde, si différents

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Le Chamane du bout du monde
» Arrivée de deux étrangers
» Le champ du bout du monde...~Jarod contre Hades
» LES AVENTURIERS DU BOUT DU MONDE
» -- délai accordé -- Aelenia - Jusqu'au bout du monde

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Institut Parker :: Jacksonville :: 
Northside
 :: Feel'Ink
-